L’ancien président du Sénat et ex-numéro deux du régime d’Andry Rajoelina a été reconnu coupable de complicité de meurtres et de coups et blessures volontaires dans le cadre de la répression des manifestations de 2025.
La justice malgache a rendu son verdict dans l’affaire impliquant le général Richard Ravalomanana. L’ancien président du Sénat a été condamné, mardi 1er septembre, à dix ans de travaux forcés par le tribunal d’Antananarivo.
L’ancien haut responsable a été reconnu coupable de « complicité de meurtres et complicité de coups et blessures volontaires ». Les faits reprochés sont liés à la répression des manifestations menées par le mouvement Génération Z à Madagascar en septembre et octobre 2025.
Une condamnation liée aux manifestations de 2025
Pendant plusieurs semaines, Madagascar avait été secoué par une importante contestation populaire. Le mouvement, porté notamment par des jeunes de la Génération Z, dénonçait les difficultés économiques et sociales auxquelles était confrontée une partie de la population.
La mobilisation avait progressivement pris une dimension politique et conduit au départ du président Andry Rajoelina. Le 17 octobre 2025, le colonel Michael Randrianirina avait été investi comme Président de la Refondation de la République par la Haute Cour constitutionnelle.
Selon les chiffres communiqués par les Nations unies, 22 personnes avaient perdu la vie au cours de cette période de contestation, tandis que plus d’une centaine d’autres avaient été blessées.
La défense annonce un appel
Le verdict a été rendu après une audience d’environ six heures. La défense de Richard Ravalomanana entend contester la décision judiciaire.
Son avocat, Me Lazatiana Razafimamonjy, a annoncé son intention de faire appel de la condamnation.
L’ancien président du Sénat avait été interpellé le 27 décembre 2025. Son procès intervient ainsi plusieurs mois après son arrestation, dans un contexte politique toujours marqué par les conséquences de la crise de 2025.
Cette condamnation constitue une nouvelle étape judiciaire majeure dans le traitement des violences survenues lors de cette période de troubles à Madagascar.

