Réforme des pensions : « Le peuple ne peut pas être le seul à payer », affirme Joe Lesjongard

ByRédaction

July 15, 2026

Le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, est revenu à la charge contre la réforme de la Basic Retirement Pension (BRP). Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi au Sun Trust, il a estimé que le gouvernement fait porter le poids de cette réforme sur les Mauriciens, alors qu’il existe, selon lui, d’autres solutions pour assurer la pérennité du système.

D’emblée, Joe Lesjongard a déclaré que les explications fournies par le gouvernement ont semé le doute au sein de la population. « La population est perdue. Ce qui est inquiétant, c’est cette confusion. Mais il est aussi encourageant de voir que les Mauriciens refusent d’accepter ce qu’ils considèrent comme une injustice », a-t-il affirmé.

Joe Lesjongard a rappelé que la remise en question de la pension universelle à partir de 60 ans ne figurait pas dans le programme électoral de l’Alliance du Changement.

« Cette mesure n’était pas dans leur programme. C’est la plus grande trahison qu’un gouvernement puisse commettre envers son peuple », a-t-il lancé.

« Revenir à l’ancien système »

Joe Lesjongard estime que le gouvernement devrait abandonner sa réforme et rétablir le système existant. « Il faut revenir à l’ancien système », a-t-il déclaré. Il a également dénoncé les justifications successives avancées par l’exécutif.

« Au début, on nous disait que les caisses étaient vides et qu’il n’y avait plus d’argent pour payer les pensions. Aujourd’hui, le discours a changé : on nous dit que le système n’est plus soutenable. », a-t-il soutenu.

Pour Joe Lesjongard, la réforme ne doit pas être financée uniquement au détriment des citoyens. « Il existe d’autres moyens. Certaines entreprises réalisent des profits importants. Le secteur privé doit aussi faire un effort. On ne peut pas demander, à chaque fois, au peuple de payer », a-t-il déclaré.

Selon lui, le principe de solidarité doit être partagé par tous les acteurs économiques. « La solidarité doit s’appliquer à tout le monde. Ceux qui disposent de plus de moyens ont une plus grande capacité à contribuer », a-t-il insisté.