L’ingénieur et spécialiste de l’intelligence artificielle Hans Balgobin accueille favorablement les orientations du Budget 2026-2027 en matière de technologies numériques. Selon lui, au-delà des montants annoncés, l’élément le plus important réside dans la volonté politique clairement affichée de faire de l’intelligence artificielle un levier de développement pour Maurice.
Pour cet observateur de la scène technologique, les ressources financières prévues ne doivent pas être perçues comme l’investissement total consacré au secteur. Il estime qu’il s’agit avant tout d’un point de départ destiné à créer une dynamique capable d’attirer davantage d’initiatives privées et de stimuler l’innovation locale.
Hans Balgobin souligne que le gouvernement a eu raison de mettre l’accent sur les développeurs, les start-ups et les PME innovantes. Selon lui, ces acteurs disposent de la flexibilité, de l’agilité et de la créativité nécessaires pour transformer rapidement des idées en solutions concrètes, génératrices de valeur économique et d’emplois qualifiés.
Créer un écosystème propice à l’innovation
L’expert estime toutefois que l’État doit veiller à ne pas freiner cette dynamique. Son rôle, dit-il, doit être avant tout celui d’un facilitateur, chargé de créer un environnement favorable à l’émergence et à la croissance des projets technologiques.
Cela passe notamment par la formation des talents, l’accompagnement des entrepreneurs, la mise en place d’un cadre réglementaire rassurant pour les investisseurs et l’ouverture de nouvelles opportunités de marché. Pour Hans Balgobin, l’intelligence artificielle ne doit pas être considérée comme un secteur isolé, mais comme une technologie transversale susceptible de transformer en profondeur plusieurs domaines de l’économie et de la société.
L’éducation, la formation professionnelle, les services publics et l’administration figurent parmi les secteurs qui pourraient bénéficier rapidement des avancées de l’IA.
« Créer une dynamique et inspirer confiance »
L’expert estime également que les fonds publics doivent agir comme un catalyseur afin d’encourager les investissements privés et de valoriser les compétences mauriciennes. Selon lui, l’innovation ne peut être planifiée dans ses moindres détails et il est souvent difficile d’identifier à l’avance les projets qui deviendront des succès commerciaux.
Hans Balgobin considère que l’objectif principal du gouvernement était d’instaurer un climat de confiance autour de l’intelligence artificielle et de projeter une vision positive de l’avenir numérique du pays. « Il fallait créer une dynamique et envoyer un signal d’optimisme. Sur ce point, le message est passé », conclut-il.

