National Crime Agency : le MSM tire la sonnette d’alarme sur les pouvoirs de la future agence

ByRédaction

September 23, 2026

Le MSM était face à la presse ce mercredi. La situation politique, la création de la National Crime Agency et le dossier Chagos ont largement été évoqués. Joe Lesjongard affirme que le gouvernement est en train de « mettre le pays à genoux ». Il a notamment dénoncé les mesures prises par le gouvernement qui pèsent lourdement sur la population.

Le leader de l’opposition est également revenu sur les trois rassemblements organisés récemment par le MSM. Selon lui, malgré ce qu’il présente comme des tentatives visant à décourager la population de participer à ces rassemblements, ceux-ci ont connu une forte affluence.

Il a également évoqué ce qu’il considère comme des « coïncidences étranges » faisant référence à la convocation de Pravind Jugnauth à la veille de leur rassemblement ou encore de Maneesh Gobin et Deepak Balgobin.

Pour Joe Lesjongard, ces différentes démarches n’auraient toutefois pas empêché les sympathisants de se mobiliser.

Le dossier Chagos au centre des critiques

Joe Lesjongard a également consacré une partie de son intervention au dossier Chagos. « Mo dire le Premier ministre vin dire la vérité a lepep azordi », lance-t-il.  Il affirme que le Premier ministre doit désormais expliquer clairement à la population où en sont les négociations, quelles démarches ont été entreprises et quelles sont les prochaines étapes dans ce dossier.

Le leader de l’opposition estime que, même si le président américain Donald Trump constitue actuellement un obstacle aux négociations, « on peut toujours négocier ». Il s’interroge ainsi sur les démarches entreprises par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans ce dossier.

Selon Joe Lesjongard, le Premier ministre n’aurait, jusqu’à présent, pas eu de discussion directe avec Donald Trump sur le dossier Chagos. Il estime que l’Assemblée générale des Nations unies aurait pu constituer une occasion pour le Premier ministre de poursuivre les discussions.

« Ziska zordi, Ramgoolam pa ankor koz ek Trump lor dossier Chagos », affirme-t-il, estimant que le Premier ministre aurait dû assumer davantage de responsabilités dans les négociations.

Joe Lesjongard va plus loin et attribue directement Navin Ramgoolam la responsabilité de l’échec de l’accord sur les Chagos. « C’est li le responsable de l’échec du deal Chagos », soutient-il, avant d’appeler Navin Ramgoolam à « assumer sa responsabilité ».

La National Crime Agency dans le viseur

De son côté, Maneesh Gobin s’est exprimé sur la National Crime Agency. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une concentration excessive de pouvoirs au sein de la future agence.

Il estime que le gouvernement risque, à travers ce nouveau cadre légal, de porter atteinte aux libertés individuelles. Il affirme qu’il y aurait une volonté d’instaurer progressivement un système qu’il qualifie de « dictature ».

Il appelle ainsi la population à rester attentive aux neuf projets de loi liés à la création de la National Crime Agency et à leurs conséquences potentielles sur les droits et libertés.

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