L’enquête sur les irrégularités présumées dans l’attribution des allocations de mauvais temps à Rodrigues continue de progresser. Après les premières vérifications concernant les bénéficiaires et les procédures administratives, la Financial Crimes Commission poursuit ses investigations afin de faire la lumière sur les anomalies présumées dans la distribution de ces fonds publics.
Selon nos informations, le dossier serait particulièrement volumineux. Les enquêteurs s’intéresseraient à plusieurs catégories de documents, notamment les registres de pêche, les cartes professionnelles, les listes de bénéficiaires et les relevés de paiement. L’objectif serait de reconstituer les circuits d’attribution des allocations et de déterminer si certaines personnes ont pu bénéficier indûment de ces aides.
Les gardes-pêche devraient occuper une place importante dans cette nouvelle étape de l’enquête. Plusieurs d’entre eux pourraient être appelés à fournir des explications détaillées sur les procédures d’estampillage des cartes et les vérifications effectuées avant la validation des dossiers.
Selon les renseignements obtenus par le JDD, les auditions s’annoncent particulièrement approfondies. Les enquêteurs devraient confronter les déclarations aux documents recueillis afin d’identifier d’éventuelles contradictions et de préciser le rôle de chaque intervenant. La question centrale demeure celle des contrôles : des cartes auraient-elles été estampillées sans la présence effective des pêcheurs concernés ? Certaines validations auraient-elles été effectuées en dehors des procédures établies ?
Bénéficiaires décédés et cartes suspectes : des vérifications déterminantes
L’un des volets les plus sensibles concerne les bénéficiaires présumés fictifs ou décédés. Des informations faisant état de paiements au nom de personnes qui ne rempliraient pas les conditions d’admissibilité figurent parmi les pistes examinées. Les enquêteurs devront notamment déterminer si ces anomalies correspondent à des erreurs administratives, à des négligences ou à d’éventuelles manœuvres frauduleuses.
L’existence présumée d’un réseau organisé, constitue également une piste qui devra être étayée par des éléments matériels. Toujours selon nos informations, les éléments rassemblés pourraient conduire les enquêteurs à élargir leurs vérifications au-delà des seuls bénéficiaires et gardes-pêche.
La FCC devra notamment établir qui intervenait dans la validation des dossiers, comment les paiements étaient autorisés et si d’éventuelles irrégularités ont pu se répéter sur plusieurs périodes. Les prochaines auditions pourraient ainsi constituer une étape décisive dans cette affaire sensible, à l’approche des échéances électorales rodriguaises.


