Présenté en avant-première le 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le film mauricien « Vansh », réalisé par Preetila Jumungall, aborde deux réalités encore trop souvent passées sous silence : la violence domestique et les troubles de santé mentale.
La projection s’est tenue au MCine Trianon devant un parterre d’invités, d’amis et de membres de l’équipe du film. Après cette première présentation, « Vansh » devrait être projeté dans les salles pour le grand public après la fête de l’Eid.
Un film engagé autour d’une cause sociale
Avec « Vansh », la réalisatrice et productrice Preetila Jumungall propose une œuvre qui va bien au-delà du simple divertissement. Le projet s’inscrit dans une initiative de Shreeji NGO, qui vise à sensibiliser le public aux conséquences des troubles psychologiques non traités et à leurs impacts sur les relations familiales.
Le film met en lumière le lien souvent ignoré entre souffrance mentale et violence domestique, un sujet encore tabou dans de nombreuses sociétés. À travers cette production, la réalisatrice souhaite ouvrir le dialogue et encourager une prise de conscience collective. « Ce projet est très proche de mon cœur. Il s’agit de donner une voix aux victimes et d’encourager la compréhension autour des défis liés à la santé mentale », confie-t-elle.
Une histoire intense et profondément humaine
L’intrigue de « Vansh » suit le parcours d’un homme puissant, incarné par Shameer Abdul Raman, qui interprète un riche magnat de l’industrie hôtelière.
Derrière cette image de réussite se cache pourtant un passé douloureux et des blessures psychologiques profondes qui finissent par fragiliser sa stabilité mentale. Au fil du récit, son comportement devient de plus en plus imprévisible et violent.
Il tombe amoureux d’une jeune femme, interprétée par Jannat Khan, qu’il épouse. Mais leur relation bascule progressivement dans une dynamique toxique marquée par la jalousie, la domination et la violence conjugale. Le film dévoile progressivement les raisons qui expliquent les réactions du personnage principal, invitant le public à réfléchir aux racines psychologiques de certains comportements destructeurs.
Shameer Abdul Raman, une première au cinéma
Pour Shameer Abdul Raman, connu auparavant dans le monde du mannequinat, « Vansh » marque sa toute première expérience au cinéma.
Ce rôle représente une étape importante dans son parcours artistique. Sa performance apporte une dimension émotionnelle forte au film. L’acteur confie être particulièrement fier de voir son nom apparaître au générique. Une fierté qu’il dédie à sa mère, mais également à Viveka Babajee, ancienne hôtesse de l’air et mannequin, qui a joué un rôle important dans sa vie.
Selon lui, elle l’avait toujours encouragé à tenter un jour l’aventure du cinéma.Pour l’acteur, cette participation à « Vansh » représente ainsi l’aboutissement d’un rêve et un hommage à ceux qui ont cru en lui. De son côté, Jannat Khan, déjà familière du monde du cinéma, considère cette participation comme une expérience marquante, notamment en raison de la portée sociale du film.
La musique occupe également une place importante dans le projet. Parmi les titres dévoilés figure la chanson « Rajhana », interprétée par la chanteuse Mariam Zeeshan. Un autre morceau, « Mera Mahi Sonha », explore les émotions liées à l’amour, à la nostalgie et aux relations humaines. Ces chansons accompagnent le récit et renforcent l’intensité émotionnelle de l’histoire.
Un message d’espoir pour les femmes
Le choix de présenter « Vansh » le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, n’est pas anodin.Pour Preetila Jumungall, le film porte également un message d’espoir et de courage pour les femmes confrontées à des situations difficiles.
La réalisatrice encourage les femmes à croire en leur potentiel et à poursuivre leurs ambitions malgré les obstacles. « Le succès ne se donne pas. Il se construit avec du travail, de la discipline et de la détermination », souligne-t-elle.
Une visibilité inattendue sur les réseaux sociaux
La promotion du film a également connu un écho inattendu sur les réseaux sociaux. Selon la réalisatrice, discussions, critiques, trolls et contenus viraux ont circulé autour du projet, générant plus de cinq millions de vues en ligne.
Pour Preetila Jumungall, cette visibilité même lorsqu’elle provient de critiques a contribué à faire connaître largement le film et à susciter le débat autour des thèmes qu’il aborde. Avec « Vansh », le cinéma mauricien s’attaque ainsi à un sujet sensible mais essentiel, en espérant briser le silence et ouvrir une conversation nécessaire au sein de la société.









