Activités privées des fonctionnaires : le ministre Pentiah dénonce une interprétation « malveillante »  

ByRédaction

September 23, 2026

La circulaire émise par la Fonction publique sur les activités professionnelles privées des fonctionnaires continue de susciter des réactions. Face à la polémique, le ministre de la Fonction publique, Raj Pentiah, a tenu à clarifier la position de son ministère et à déplorer, selon lui, une interprétation « malveillante » de la situation.

« J’ai rien contre ceux qui font des petits boulots », affirme le ministre, qui estime que certains commentaires ont présenté la question de manière très négative.

Raj Pentiah rappelle que la possibilité pour un fonctionnaire d’exercer une activité privée en dehors de ses heures de travail n’est pas une nouveauté. Il insiste toutefois sur le respect des règles existantes, notamment celles liées à l’éthique, à la déontologie et aux conflits d’intérêts.

Selon lui, la circulaire ne vise pas à empêcher un fonctionnaire d’avoir une activité complémentaire. Ce qui importe, explique-t-il, c’est que cette activité ne se déroule pas pendant les heures de travail, n’entre pas en conflit avec ses responsabilités officielles et respecte les procédures d’autorisation prévues.

Le ministre affirme également que son intervention vise avant tout à protéger les intérêts de la fonction publique et à garantir que les services soient correctement assurés.

« Dan ler travay, ou bizin la », souligne-t-il, rappelant que les fonctionnaires ont la responsabilité d’être présents, efficaces et disponibles pour répondre aux besoins du public pendant leurs heures de service.

« Mo pa pe dir ou pa fer ti boulot »

Raj Pentiah se défend ainsi de vouloir interdire aux fonctionnaires d’exercer de petites activités professionnelles ou commerciales.

« Mo pa pe dir ou pa fer ti boulot », insiste-t-il. Selon lui, cela peut être fait à condition de respecter les règles, d’obtenir l’autorisation nécessaire lorsque celle-ci est requise et de veiller à ce qu’il n’y ait aucun conflit avec les fonctions exercées dans le secteur public.

Pour Raj Pentiah, la question centrale reste celle de la déontologie. Une activité privée ne doit pas compromettre les responsabilités d’un fonctionnaire ni créer une situation dans laquelle ses intérêts personnels pourraient entrer en conflit avec ses fonctions publiques.

« Nou la pou donne service enn piblik »

Il insiste ainsi sur la nécessité de maintenir un service public efficace et redevable, tout en permettant aux fonctionnaires de mener des activités complémentaires dans le respect des règles.

Le ministre affirme par ailleurs que son ministère agit sur la base de documents et de dispositions existantes, et non dans le but d’introduire arbitrairement de nouvelles restrictions.

Pour Raj Pentiah, il ne s’agit donc pas de remettre en cause le droit d’un fonctionnaire d’avoir une activité complémentaire, mais de s’assurer que cette activité soit exercée dans les normes, en toute transparence et sans porter atteinte au bon fonctionnement du service public.

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