Une nouvelle nuit de violence a frappé la capitale ukrainienne. Au moins 13 personnes ont été tuées à Kyiv à la suite d’une importante attaque combinée de missiles et de drones lancée par les forces russes, selon les autorités ukrainiennes.
Les frappes ont touché plusieurs quartiers de la ville, provoquant des évacuations massives et des incendies dans des zones résidentielles. Des bâtiments d’habitation, des infrastructures et un hôtel du centre-ville figurent parmi les sites endommagés. Des cratères ont également été observés sur différents lieux d’impact.
Selon Tymur Tkachenko, responsable de l’administration militaire de Kyiv, les victimes comprennent un nombre significatif de civils, dont des enfants. Il a dénoncé des frappes visant délibérément des zones résidentielles, qualifiant l’attaque de « ciblage volontaire de la population civile ».
Les services d’urgence ukrainiens ont indiqué que plus de 30 personnes ont été blessées et qu’au moins 34 personnes ont été secourues. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent dans plusieurs districts de la capitale, notamment dans des immeubles de grande hauteur et des habitations situées dans le sud-est de la ville.
Dans la nuit, les habitants ont été contraints de se réfugier dans des abris souterrains, notamment dans le métro de Kyiv, tandis que les systèmes de défense aérienne tentaient d’intercepter les projectiles. Des explosions ont été entendues à plusieurs reprises, accompagnées d’échanges nourris de tirs antiaériens.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait averti quelques heures plus tôt que la Russie préparait une attaque d’envergure, appelant la population à la prudence et à se mettre à l’abri. Il a écourté un déplacement à l’étranger en raison des nouvelles informations de renseignement reçues par Kyiv.
De son côté, le ministère russe de la Défense affirme avoir visé des infrastructures énergétiques et militaires en réponse à des frappes ukrainiennes sur le territoire russe. Moscou justifie régulièrement ce type d’attaques comme des mesures de représailles.
Cette offensive intervient dans un contexte de conflit toujours marqué par une intensification des frappes à distance, tandis que les lignes de front restent globalement figées depuis plusieurs mois. La Russie contrôle environ un cinquième du territoire ukrainien, principalement dans l’est et le sud du pays.
Sur le terrain, les combats se poursuivent, mais les avancées restent limitées, chaque camp consolidant ses positions dans une guerre qui s’enlise depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022.

