Harcèlement scolaire en Inde : une fillette de 9 ans met fin à ses jours, de nouvelles vidéos relancent une affaire qui bouleverse le pays

ByRédaction

July 11, 2026

L’affaire Amaira, une élève de neuf ans décédée dans une école de Jaipur, suscite une vive émotion en Inde. La diffusion de nouvelles images de vidéosurveillance relance les accusations de harcèlement scolaire, de manque de réaction de l’établissement et ravive les demandes de justice de la famille.

Le drame qui a coûté la vie à Amaira, une élève de classe 4 âgée de seulement neuf ans, continue de provoquer une onde de choc en Inde. Plusieurs mois après les faits, de nouvelles images de vidéosurveillance diffusées par sa famille ont relancé les interrogations autour des circonstances ayant précédé sa disparition.

Les parents affirment que ces nouvelles séquences apportent des éléments supplémentaires sur les difficultés rencontrées par leur fille avant le drame. Selon eux, Amaira aurait été victime de harcèlement répété de la part de certains camarades et aurait tenté à plusieurs reprises d’obtenir de l’aide auprès de son enseignante.

L’affaire concerne la Neerja Modi School à Jaipur, où la fillette était scolarisée. Le 1er novembre 2025, Amaira est décédée après une chute depuis le quatrième étage du bâtiment scolaire. Transportée d’urgence à l’hôpital, elle n’a pas pu être sauvée.

Depuis ce jour, ses parents dénoncent ce qu’ils considèrent comme un manque de réaction de la part de l’établissement et réclament que toute la lumière soit faite sur les événements ayant précédé le drame.

Des images qui relancent les interrogations

Les nouvelles vidéos rendues publiques par la famille montrent les derniers moments d’Amaira dans sa salle de classe avant sa sortie de l’établissement.

Selon l’interprétation des parents, les images montrent une enfant progressivement bouleversée après une interaction avec plusieurs élèves autour d’une tablette numérique.

La famille affirme que son comportement aurait changé et qu’elle aurait semblé chercher du soutien auprès de son enseignante, Puneeta Sharma.

Les parents soutiennent qu’Amaira aurait tenté à plusieurs reprises d’expliquer sa situation, mais qu’elle n’aurait pas reçu l’écoute et l’accompagnement nécessaires.

Ils estiment que ces images démontrent que des signes de détresse étaient visibles et que l’école aurait dû intervenir pour protéger l’enfant.

La famille accuse l’école de négligence

La mère d’Amaira, Shivani, affirme que sa fille avait besoin d’aide et que ses appels auraient été ignorés. Elle accuse l’établissement scolaire de ne pas avoir pris suffisamment au sérieux les difficultés rencontrées par l’enfant.

Elle remet également en question les mesures de surveillance au sein de l’école, demandant comment une enfant de neuf ans a pu quitter sa classe et se déplacer dans le bâtiment sans être immédiatement repérée par un membre du personnel.

Le père, Vijay, dénonce pour sa part une enquête qu’il estime insuffisante et affirme que la famille continuera son combat judiciaire pour obtenir justice.

La police a déjà engagé des poursuites

Dans le cadre de l’enquête, la police a déjà déposé un acte d’accusation contre plusieurs responsables de l’établissement, dont le propriétaire Saurabh Modi, la directrice Indu Dubey et l’enseignante Puneeta Sharma.

Ils sont poursuivis pour des faits liés à une possible négligence dans la surveillance et la sécurité d’une enfant placée sous la responsabilité de l’école.

Mais la famille considère que les charges actuelles ne sont pas suffisantes et réclame l’application de dispositions plus sévères prévues par la loi indienne sur la protection des mineurs.

Un débat national sur le harcèlement scolaire

Au-delà de cette affaire, le décès d’Amaira relance en Inde un débat plus large sur le harcèlement scolaire, la santé émotionnelle des enfants et la responsabilité des établissements dans la prévention des situations de détresse.

Les associations de protection de l’enfance rappellent que les écoles doivent disposer de mécanismes permettant aux élèves de signaler rapidement les situations de violence, d’intimidation ou d’isolement.

Alors que l’opinion publique indienne suit avec attention l’évolution de l’enquête, la famille d’Amaira continue de réclamer des réponses sur les circonstances qui ont conduit à cette tragédie.

Une affaire devenue le symbole d’un combat plus large : celui de la protection des enfants face au harcèlement scolaire et de la nécessité d’offrir aux élèves un environnement où ils peuvent être entendus et protégés.