Le chef de l’opposition indienne, Rahul Gandhi, a été interpellé mardi par la police lors d’une manifestation à New Delhi, après avoir réclamé la démission du Premier ministre Narendra Modi.
Cette mobilisation intervient dans le cadre d’un mouvement de protestation mené par des jeunes et des étudiants, qui réclament des réformes du système éducatif ainsi que la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan, après plusieurs scandales liés à des examens et à des fuites de sujets.
Rahul Gandhi, dirigeant du Congrès et chef de l’opposition à la Lok Sabha, a accusé le gouvernement de « détruire l’avenir de la jeunesse indienne » et appelé Narendra Modi à démissionner. Il a ensuite organisé un sit-in devant la résidence du Premier ministre.
Des images montrent Rahul Gandhi et plusieurs autres responsables de l’opposition emmenés de force par la police dans un bus. Les forces de l’ordre ont procédé à leur interpellation alors que des manifestants tentaient de s’approcher du véhicule.
La mobilisation fait suite à une journée de manifestations marquée lundi par des affrontements entre protestataires et policiers. Les autorités ont fait état de dizaines de civils blessés ainsi que de nombreux policiers blessés.
Le mouvement, connu sous le nom de « Cockroach Janta Party » (CJP), a gagné en popularité sur les réseaux sociaux depuis son lancement en mai. Il dénonce notamment les irrégularités dans plusieurs examens nationaux, dont le concours d’entrée en médecine NEET, après la fuite d’un sujet ayant contraint les autorités à organiser une nouvelle épreuve pour des millions de candidats.
Le Parlement indien a également été perturbé mardi, les députés de l’opposition réclamant un débat sur les violences policières présumées contre les étudiants.
Le gouvernement de Narendra Modi fait face à une pression croissante alors que les manifestations se poursuivent dans plusieurs villes. Rahul Gandhi a depuis été libéré après son interpellation

