Donald Trump évoque la possibilité de s’emparer du pétrole iranien

ByRédaction

March 30, 2026

Le président américain Donald Trump a déclaré envisager la possibilité de prendre le contrôle des ressources pétrolières iraniennes, y compris le site stratégique de l’île de Kharg, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient.

Lors d’une interview accordée au Financial Times, le dirigeant américain a affirmé que son option privilégiée serait de « prendre le pétrole en Iran », tout en reconnaissant que cette position suscite des critiques au sein même des États-Unis.

Cette déclaration intervient alors que les forces américaines renforcent leur présence militaire dans la région. Des milliers de soldats, dont des unités de Marines et de la 82e division aéroportée, ont été déployés ou sont en cours d’acheminement. L’objectif : être prêts à mener des opérations stratégiques, notamment sur des infrastructures clés.

L’île de Kharg, point de transit majeur des exportations pétrolières iraniennes, est considérée comme une cible potentielle. Selon Trump, sa prise serait « relativement facile », bien que des experts mettent en garde contre les risques élevés d’une telle opération, qui pourrait prolonger le conflit et entraîner des pertes humaines supplémentaires.

Parallèlement, la situation régionale reste extrêmement tendue. Des attaques récentes ont visé des installations militaires en Arabie saoudite, blessant plusieurs soldats américains. Les rebelles houthis au Yémen ont également intensifié leurs actions, alimentant les craintes d’une escalade plus large.

Malgré ce climat explosif, des discussions indirectes entre Washington et Téhéran seraient en cours, via des intermédiaires pakistanais. Trump a évoqué des « progrès encourageants » dans les négociations, tout en fixant un ultimatum à l’Iran pour parvenir à un accord.

Le conflit a déjà des répercussions économiques majeures : le prix du pétrole a fortement augmenté, atteignant des niveaux élevés sur les marchés internationaux.

Le président américain a affirmé que la situation politique en Iran avait profondément évolué, évoquant même un changement de régime, bien que ces affirmations soient contestées par les autorités iraniennes.