L’ancien président du Suriname, Chandrikapersad Santokhi, est décédé le lundi 30 mars 2026 à l’âge de 67 ans. L’annonce a été confirmée officiellement par la présidente en exercice, qui a salué son engagement de longue date au service de l’État.
Selon plusieurs médias locaux, l’ancien chef de l’État aurait été victime d’un malaise, possiblement lié à un arrêt cardiaque, une information qui reste toutefois à confirmer.
Né en 1959 à Lelydorp, Chandrikapersad Santokhi s’était d’abord illustré au sein de la police nationale, avant d’occuper le poste de ministre de la Justice et de la Police entre 2005 et 2010.
Membre influent du Parti réformiste progressiste (VHP), il accède à la présidence en 2020 dans un contexte de crise économique et de fortes attentes de changement.
Durant ses cinq années à la tête du pays (2020–2025), il met en œuvre plusieurs réformes économiques visant à redresser les finances publiques. Ces mesures, souvent impopulaires, interviennent dans un climat de tensions sociales et de difficultés budgétaires persistantes.
À l’issue de l’élection présidentielle de 2025, il quitte ses fonctions tout en demeurant actif sur la scène politique nationale. La disparition de Chandrikapersad Santokhi intervient moins d’un an après la fin de son mandat. Âgé de 67 ans, il appartenait encore à une génération politique en activité.

