Répondant à la PNQ du Leader de l’opposition, le ministre Michael Sik Yuen a apporté des explications détaillées sur l’appel d’offres international lancé le 10 décembre 2024 par la State Trading Corporation (STC) pour l’approvisionnement en huile lourde destinée à la production d’électricité et aux besoins industriels.
Le ministre a rappelé que cet exercice avait été lancé dans un contexte de forte sensibilité du marché énergétique et visait à assurer la continuité de l’approvisionnement du pays en huile lourde. Selon ses indications, plusieurs soumissionnaires internationaux ont participé à cet appel d’offres, lequel a été soumis à un processus d’évaluation technique, commerciale et de diligence raisonnable.
Il a précisé que, parmi les offres reçues, certaines ont été écartées à l’issue des vérifications de conformité effectuées par la STC, notamment sur la base de contrôles de due diligence et de conformité aux exigences internationales. À la suite de ce processus, le contrat a été attribué à Sahara Energy Resources Limited, retenue comme soumissionnaire substantiellement conforme et offrant la proposition la plus avantageuse.
Le ministre a également indiqué que les livraisons de l’huile lourde à la Central Electricity Board (CEB) depuis décembre 2024 concernent principalement les grades HSFO 180 SR, HSFO 380 SR et HSFO 180 CC, utilisés respectivement pour la production d’électricité et les besoins locaux.
S’agissant de la structure des coûts, il a expliqué que le prix de l’huile lourde repose sur deux composantes principales. La première correspond au prix de référence international, déterminé par les marchés pétroliers mondiaux. La seconde est une prime contractuelle négociée avec le fournisseur, qui couvre l’ensemble des coûts logistiques et opérationnels, incluant le fret maritime, l’assurance, les frais portuaires, la manutention, les risques de livraison, ainsi que divers frais financiers liés à l’acheminement du produit jusqu’à Maurice.
Le ministre a ajouté que les paiements effectués par la CEB sont libellés en dollars américains, conformément aux pratiques du commerce international des hydrocarbures. La prime contractuelle inclut également des frais administratifs, des coûts de contingence et des charges liées aux risques du marché et de la chaîne logistique.
Il a toutefois souligné qu’aucune modification unilatérale des primes n’a été effectuée en dehors des mécanismes contractuels prévus, tout en précisant que des discussions sont en cours entre les autorités concernées afin d’examiner les différentes composantes de coûts dans une logique de maîtrise des dépenses et de protection des consommateurs.
Le ministre a indiqué que les informations détaillées relatives aux soumissionnaires, aux cargaisons et aux montants payés peuvent être obtenues auprès de la STC et déposées à l’Assemblée nationale dans le cadre des procédures de transparence parlementaire.

