Reza Uteem a défendu l’organisation du concert du 1er Mai à Port Louis, dans le cadre des activités officielles de la Journée internationale des travailleurs. Face aux critiques du Leader de l’opposition portant sur l’utilisation de fonds publics dans un contexte de hausse du coût de la vie, le ministre maintient que l’événement s’inscrit dans une logique plus large de valorisation des travailleurs.
Reza Uteem a rappelé que le concert faisait partie d’un programme étalé sur plusieurs jours comprenant des visites sur le terrain, des rencontres tripartites, un job fair ainsi qu’un symposium réunissant les partenaires sociaux. Selon lui, ces initiatives visent non seulement à traiter des enjeux du monde du travail, mais aussi à offrir aux travailleurs des espaces de reconnaissance et de détente.
Concernant le concert organisé à l’esplanade de la municipalité de Port Louis, Reza Uteem a indiqué que le coût global annoncé s’élevait à environ Rs 1,5 million en termes de budget initial, bien que les dépenses finales aient été revues à la baisse grâce à des contributions externes et des ajustements logistiques. Il a insisté sur le fait que plusieurs partenaires publics et sponsors avaient contribué à l’organisation.
Le ministre a également défendu l’impact de l’événement en évoquant à la fois la participation sur place et l’audience en ligne. Si la fréquentation physique a été jugée inférieure aux attentes, avec environ 1 700 personnes présentes au pic de l’événement, il a mis en avant une portée numérique importante, estimée à plus de 300 000 vues cumulées sur différentes plateformes.
Sur la question des invitations officielles, notamment celle du Premier ministre, Reza Uteem a expliqué que la gestion relevait d’un comité technique regroupant plusieurs institutions et non directement de son ministère. Il a toutefois confirmé que le gouvernement avait été informé de la tenue de l’événement.
Réagissant aux critiques de Joe Lesjongard qualifiant le concert de “fiasco” et remettant en cause la pertinence de telles dépenses, le ministre a estimé que son opinion ne devait pas se limiter au seul coût financier, mais devait également prendre en compte la dimension sociale, culturelle et symbolique de l’événement.

