Affaire Global Primex : AACapital International Limited assure n’avoir exercé aucun contrôle sur les activités de la société

ByRédaction

March 9, 2026

Suite à la publication de notre article intitulé « Allégations de détournement de 8 millions USD : des documents accablants visent les dirigeants de Global Primex », paru dans l’édition du Journal du Dimanche du 28 février au 7 mars 2026, la société AACapital International Limited n’a pas tardé à réagir en apportant des précisions sur deux points jugés essentiels.

Dans un document transmis à la rédaction, la société conteste certaines interprétations susceptibles de découler de l’article publié. Elle estime en effet que certains passages pourraient laisser entendre qu’elle aurait été impliquée dans des transactions financières irrégulières ou dans un détournement présumé de fonds liés à la société Global Primex Limited.

AACapital International Limited affirme notamment qu’elle n’a jamais exercé de contrôle opérationnel sur les activités de Global Primex Limited. Selon la société, son rôle se limitait exclusivement à celui de Management Company, fournissant des services administratifs et de secrétariat conformément aux obligations réglementaires applicables aux sociétés de type Global Business à Maurice.

La société précise également que les administrateurs résidents désignés dans ce cadre n’étaient pas signataires des comptes bancaires de Global Primex Limited et ne disposaient d’aucun mandat bancaire leur permettant d’autoriser, d’exécuter ou d’instruire des transactions financières au nom de cette entité.

Dans sa déclaration, AACapital International Limited indique aussi que, suite à la découverte de certaines obligations jugées litigieuses impliquant Global Primex Limited vis-à-vis d’un tiers, les administrateurs résidents auraient présenté leur démission. La société affirme qu’elle aurait, par la suite, cessé d’agir en tant que Management Company pour cette structure.

AACapital International Limited souligne par ailleurs avoir coopéré avec les autorités de régulation, notamment la Financial Services Commission (FSC), dans le cadre des démarches entreprises à la suite de ces développements. Elle précise enfin qu’à ce stade, aucune conclusion officielle de manquement ou d’irrégularité n’a été retenue à son encontre par les autorités compétentes.

La rédaction du Journal du Dimanche rappelle que l’article publié s’inscrivait dans un travail journalistique fondé sur des documents légaux déposés par les plaignants devant la Cour suprême, ainsi que sur divers éléments d’information relatifs à l’affaire Global Primex. Ce dossier présente un intérêt public évident, compte tenu des montants évoqués et des questions de gouvernance et de conformité qu’il soulève.

Global Primex Limited conteste les allégations

De son côté, Global Primex Limited confirme avoir reçu une mise en demeure relative à des obligations alléguées comme mentionné par le Journal du Dimanche.

La société indique en avoir pris connaissance et précise que des échanges ont eu lieu avec les parties concernées. Toutefois, selon ses dires, aucune procédure judiciaire ni décision officielle n’a été engagée ou rendue à son encontre à la suite de cette mise en demeure.

Global Primex Limited affirme par ailleurs avoir toujours agi conformément à la loi et dans le strict respect de ses obligations contractuelles et réglementaires en tant que détentrice d’une licence de Payment Intermediary Services (PIS) délivrée par la Financial Services Commission.

Elle exploitait une plateforme de transfert d’argent en ligne, sous le nom de Sharin.global, permettant d’effectuer des transferts de fonds tant au niveau national qu’international via des canaux numériques. La société indique avoir désormais cessé ses opérations à Maurice.