Affaire Ravatomanga : la FCC donne la réplique aux avocats de l’homme d’affaires malgache

ByRédaction

October 31, 2025

L’institution dénonce les tentatives de déstabilisation et de désinformation visant à discréditer son action. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, la Financial Crimes Commission (FCC) a répondu aux attaques publiques des avocats de Maminiaiana Ravatomanga, actuellement au cœur d’une enquête d’envergure sur des soupçons de délits financiers. L’institution affirme qu’elle « reste inébranlable » face aux manœuvres de déstabilisation et de désinformation, qu’elle juge orchestrées pour entraver le bon déroulement de ses investigations.

La FCC rappelle qu’elle est engagée dans une enquête hautement complexe, avec des ramifications locales et internationales, et qu’elle entend mener celle-ci « avec rigueur, indépendance et intégrité ». L’organisme réaffirme sa mission première : détecter, enquêter et poursuivre les infractions financières telles que la corruption, le blanchiment d’argent, la fraude, le trafic d’influence et le financement du trafic de drogue.

« Aucune tentative de pression ou de désinformation ne détournera la FCC de son mandat », souligne le communiqué.

La FCC a également tenu à clarifier la situation autour de son Acting Director General, Dawoodarry, cible de certaines déclarations publiques.

Le communiqué rappelle que ce dernier a été nommé une première fois le 11 décembre 2024 pour neuf mois, avant d’être reconduit le 11 septembre 2025, comme Acting Director, à la suite de la vacance du poste de Director General.

Démission et arrestation de Junaid Haroon Fakim :

Le communiqué revient également sur le cas de Junaid Haroon Fakim, ancien commissaire de la FCC.

Le 24 octobre 2025, Christian Thomas, un suspect dans l’enquête Ravatomanga, aurait formulé de graves accusations contre Junaid Fakim lors de sa déposition, en présence de son avocat.

Le lendemain, 25 octobre, Junaid Fakim a remis sa démission au bureau du Président de la République.

Alors que les rumeurs enflaient, la FCC a pris la parole le 26 octobre pour dissiper toute confusion sur les raisons de ce départ.

Convoqué le 30 octobre, Junaid Fakim a été entendu afin de présenter sa version des faits. À l’issue de cette audition, il a été arrêté sous les articles 22 (1) et 161 (2)(a),(6) du FCC Act pour “public official using his office for gratification” et “breach of confidentiality”.

La FCC insiste sur sa détermination à remplir son mandat en toute impartialité, dénonçant les attaques visant à affaiblir la confiance du public dans son travail.

« La Commission poursuivra sa mission avec objectivité et dans le strict respect de l’État de droit », conclut le communiqué.