Un grave accident ferroviaire s’est produit hier en fin de journée à Adamuz, en Andalousie, en Espagne, lorsqu’un train a déraillé avant d’être percuté par un second train, qui a également déraillé. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, le dernier bilan fait état d’au moins 39 morts. Cinq personnes sont dans un état « très grave » et 24 autres dans un « état grave ». Le ministre des Transports, Óscar Puente, a toutefois précisé que ce bilan « n’est pas définitif ».
Le conducteur du train déraillé semble avoir suivi toutes les procédures, et le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, a affirmé que « l’erreur humaine est pratiquement exclue », précisant que « si le conducteur prend une mauvaise décision, le système lui-même la corrige ». Une commission indépendante a été chargée d’enquêter pour déterminer les causes exactes de ce double déraillement.
Parmi les victimes et les blessés, beaucoup revenaient de concours de la fonction publique. Rocío, une jeune blessée, raconte : « Nous avons été projetés en l’air. Je suis couverte de douleurs et d’ecchymoses. C’était terrible. » Elle a été transportée à l’hôpital de Cordoue pour des vomissements et des coups à la tête.
La solidarité des habitants a été immédiate. Des centaines de volontaires ont aidé les secours pendant la nuit, apportant eau et nourriture aux survivants.
La dernière révision du train Iryo déraillé remontait au 15 janvier, soit quatre jours avant l’accident. Le train avait été fabriqué en 2022 et la compagnie ferroviaire s’est déclarée pleinement disponible pour la commission d’enquête.
Le président espagnol et la famille royale ont exprimé leurs condoléances aux victimes et à leurs familles, assurant suivre la situation « avec beaucoup d’inquiétude ».

