Le Conseil des ministres a donné son accord au ministère de l’Environnement pour le recours à des services de consultation spécialisés concernant le problème d’érosion côtière affectant la plage publique de Tamarin.
Situé à la confluence et à l’estuaire des rivières Tamarin et Rempart, le site présente une configuration naturelle particulière. En l’absence de récif corallien, la zone est fortement influencée par l’interaction entre les vagues océaniques et le système fluvial, provoquant des mouvements constants de sable et une dynamique naturelle du canal.
Selon le ministère de l’Environnement, une intervention humaine non autorisée survenue en décembre 2025 aurait modifié l’équilibre naturel du site en ouvrant l’embouchure de la rivière plus près du rivage que son tracé habituel.
À la suite d’une évaluation menée par des officiers du Département de l’Environnement et de la Beach Authority, le ministère de l’Environnement avait publié un communiqué pour informer le public des actions envisagées tout en rappelant que toute intervention non autorisée sur le littoral sans permis est strictement interdite.
Face à l’urgence de la situation, le ministère de l’Environnement affirme que plusieurs mesures correctives temporaires ont été mises en œuvre depuis le 30 avril 2026 :
- des travaux de désensablement à l’embouchure de la rivière afin de réorienter l’écoulement de l’eau loin de la partie érodée du littoral ;
- la mise en place de rochers sur environ 150 mètres de côte à l’aide de géotextiles pour limiter l’érosion ;
- ainsi que l’élagage et la taille de certains arbres.
Par ailleurs, un comité permanent de suivi, présidé par le directeur de l’Environnement et regroupant plusieurs ministères et départements concernés, a été institué afin d’assurer une surveillance continue de la situation sur la plage publique de Tamarin.

