« Il n’y a pas de gang des 5 », affirme Navin Ramgoolam

ByRédaction

March 31, 2026

Répondant à la PNQ du leader de l’opposition, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a affirmé que le fameux « gang des 5 » n’existe pas. Il a souligné que, contrairement au gouvernement précédent, le nombre de conseillers siégeant sur des conseils d’administration ou des corps paraétatiques est désormais très limité.

Actuellement, seuls deux conseillers occupent de telles fonctions : Rakesh Buckhory, chief of staff et senior advisor, qui est directeur de l’Economic Development Board et perçoit une allocation mensuelle de Rs 40 000 depuis le 31 mars 2025 ; et Dr Takesh Luckoo, Rs 44 250 depuis le 3 février 2025.

Le Premier ministre a rappelé que, sous l’ancien régime, les conseillers pouvaient siéger sur de nombreux conseils d’administration et percevoir des revenus souvent supérieurs à leurs salaires officiels, ce qui constituait selon lui un abus manifeste. Il a cité plusieurs exemples :

  • Nayen Kumar Ballah, avec un salaire de Rs163 250, siégeait sur les conseils d’administration de la Mauritius Revenue Authority, de la SBM Bank Holdings Limited, rémunéré en dollars US, ainsi que sur ceux de Mauritius Telecom, Metro Express Limited, Mauritius Duty-Free, entre autres.
  • Prakash Maunthrooa, avec un salaire de Rs 132 000, était président et membre de nombreux conseils, dont Air Mauritius, SICOM, et plusieurs comités de SBM Holdings Limited.
  • Dev Beekharry, touchait lui un salaire de Rs119 500 et siégeait sur le Gambling Regulatory Authority, Metro Express et plusieurs autres corps paraétatiques.
  • Ken Ariant siégeait au sein de pas moind de sept conseils d’administrations et quatre comités, touchant Rs 111,3 millions entre février 2018 et septembre 2021.

Le Premier ministre a ajouté que sous l’ancien gouvernement, 31 conseillers étaient rattachés au bureau du Premier ministre et 14 au ministère des Finances. Aujourd’hui, la situation est plus transparente : aucun autre conseiller n’est nommé au bureau du Premier ministre.

Concernant le rôle du Chief of staff, Navin Ramgoolam a précisé qu’il a pour mission de clarifier et analyser les projets publics, d’apporter un soutien pratique et stratégique, et d’accompagner les initiatives du ministère et du bureau du Premier ministre, tout en répondant aux besoins des citoyens, surtout les personnes qui viennent me voir pour d’autres motifs.

Interrogé si le Chief of staff avait été sujet à de vives critiques de l’ancien Vice-Premier Ministre. Le Premier ministre a confirmé que c’était le cas, notamment concernant sa participation au Conseil d’administration de l’EDB et des accusations d’ingérence. « Mais je tiens a souligné. Il n’y a aucun gang des 5. Les personnes reçues ne constituent pas un groupe organisé et il n’y a aucune manipulation politique », lance le premier ministre.

Interrogé sur les agissements du conseiller, K.C. au PMO, comme dénoncées par l’ancien Vice-Premier Ministre, Paul Bérenger, le Premier ministre a confirmé avoir été informé et avoir pris les actions nécessaires.

Concernant les allégations de corruption rapportées par un ministre, Navin Ramgoolam a précisé qu’il s’agissait d’un malentendu et que le ministre en question, Mahen Gungapersad, avait déjà rapporté l’affaire à la police, qui a ouvert une enquête.