La tension reste vive autour du détroit d’Ormuz. L’Iran affirme qu’il ne rouvrira pas ce passage stratégique tant que les États-Unis maintiendront leur blocus naval, dans un contexte où les échanges économiques et les négociations de cessez-le-feu restent fragiles.
À Téhéran, les autorités iraniennes ont réaffirmé leur position jeudi : aucune réouverture du détroit d’Ormuz ne sera envisagée tant que Washington poursuivra le blocage de ses ports. Une déclaration qui intervient alors que la trêve dans le conflit régional reste sous pression.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole et du gaz mondial, est devenu un point central du bras de fer entre les deux pays. Les États-Unis, selon plusieurs sources, ont renforcé leur dispositif naval pour limiter les mouvements de navires liés à l’Iran, dans le but d’accentuer la pression économique sur Téhéran.
Du côté iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf estime qu’un cessez-le-feu ne peut être respecté si un blocus maritime est maintenu. Téhéran considère ainsi la fermeture du détroit comme une réponse directe à ce qu’il qualifie de violation des accords.
Dans ce climat tendu, plusieurs incidents maritimes ont été signalés, notamment l’interception de navires dans la zone stratégique. Les échanges diplomatiques, eux, se poursuivent difficilement, sans calendrier clair pour une reprise complète des négociations de paix.
La situation continue de peser sur les marchés mondiaux, avec des fluctuations des prix du pétrole liées aux incertitudes autour de la sécurité du passage maritime.

