OFF February est une expérience mondiale de déconnexion sélective qui invite chacun à désinstaller les applications de réseaux sociaux de son smartphone pendant 28 jours. Cette démarche, lancée pour la première fois ce mois de février 2026, permet de récupérer jusqu’à 54 heures par mois et de prendre conscience de l’impact des écrans sur notre bien-être.
Même si Maurice n’a pas officiellement rejoint le mouvement, de nombreuses familles commencent déjà à limiter le temps d’écran et à privilégier les moments de partage réel.
Un mois pour repenser nos usages numériques
Alors que les réseaux sociaux envahissent le quotidien de milliards de personnes, la question de la dépendance numérique s’impose partout. Début février 2026, des données internationales ont montré que 67,8 % des internautes, soit près de 5,66 milliards de personnes dans le monde, utilisent quotidiennement les réseaux sociaux, avec des durées d’usage très variables selon les pays et les générations.
Par exemple, au Kenya et aux Philippines, les utilisateurs passent en moyenne plus de 4h50 par jour sur ces plateformes, tandis qu’au Japon, ils n’y consacrent qu’1h06. En termes de plateformes, Facebook, Instagram et WhatsApp restent les plus populaires, mais TikTok domine en temps d’usage avec près de 97 minutes par utilisateur quotidien.
OFF February : 28 jours pour reprendre le contrôle
Face à cette saturation numérique, le mouvement OFF February propose un geste simple mais radical : désinstaller les applications de réseaux sociaux pendant 28 jours. Selon les organisateurs, cette pause pourrait représenter jusqu’à 54 heures de liberté cumulées sur un mois, soit du temps retrouvé pour soi, pour sa famille et ses loisirs.
Selon Dr Elizabeth Milovidov, experte en parentalité numérique : « OFF February n’est pas un régime strict, mais une invitation à ralentir. Les participants redécouvrent des activités simples comme la lecture, les jeux en famille, ou les promenades, tout en observant l’effet bénéfique sur leur sommeil, leur concentration et leurs relations. »
Les familles mauriciennes déjà conscientes
Même si Maurice n’a pas officiellement rejoint le mouvement, certaines familles ont commencé à expérimenter des stratégies pour réduire le temps d’écran de leurs enfants.
Jean-Pierre et Sandhya Ramphul, parents de deux adolescents, expliquent : « Nous avons instauré des dîners sans téléphone et des moments sans écran avant le coucher. Au début, nos enfants protestaient, mais ils ont vite compris que ces moments étaient pour nous retrouver. »
Pour Yovani Veeren Oril, mère d’un petit garçon de 8 ans : « On essaye tant que possible de limiter le temps d’écrans à la maison, même si des fois c’est difficile, surtout que les garçons aiment bien jouer à la vidéo et tout. »
Les bénéfices et les défis
Limiter le temps passé devant les écrans n’est pas toujours simple. Dans une société où smartphones et tablettes sont essentiels pour le travail et l’école, la clé réside dans la progressivité et l’exemplarité.
Rajesh et Priya Mungur, parents d’enfants de 10 et 14 ans, racontent : « Au début, nos enfants ont râlé, mais quand nous avons réduit notre propre temps d’écran, ils ont suivi notre exemple. »
Dans les écoles, les enseignants remarquent également des effets positifs : une meilleure concentration, une créativité stimulée et une participation plus active lorsque les enfants passent moins de temps devant les écrans.
Transformer la déconnexion en habitudes durables
Le véritable objectif d’OFF February est de créer un impact durable, en incitant les familles à transformer cette période de 28 jours en habitudes pérennes. Plutôt que d’imposer une interdiction stricte, il s’agit d’instaurer des plages régulières sans écran, où les enfants et les parents peuvent se retrouver autour d’activités partagées.
Priya Mungur: « Même si nous ne faisons pas partie officiellement du mouvement, nous continuons les dîners sans téléphone et les promenades le week-end. L’essentiel est le temps passé ensemble et non l’absence totale de technologie. »
Un geste simple pour un bien-être retrouvé
En plus de renforcer les liens familiaux, OFF February permet de prendre conscience de l’impact des réseaux sociaux et du temps d’écran sur notre santé mentale et physique. Les participants remarquent une diminution du stress, une meilleure qualité de sommeil et une plus grande disponibilité pour les interactions réelles.
Dr Milovidov affirme : « Même si vous ne pouvez pas supprimer toutes les applications, instaurer quelques moments sans écran et réfléchir à votre utilisation quotidienne est déjà un grand pas vers le bien-être. »
Limiter le temps d’écran et privilégier les interactions réelles est un petit geste qui peut avoir un impact durable sur la vie familiale et le bien-être de chacun. L’expérience prouve qu’il ne s’agit pas de bannir la technologie, mais de la maîtriser pour mieux en profiter.

