Adrien Duval hausse le ton sur plusieurs dossiers gouvernementaux

ByRédaction

May 20, 2026

Le député de l’opposition et président de la Public Accounts Committee a tenu une conférence de presse ce mercredi 20 mai, au cours de laquelle il est revenu sur plusieurs sujets abordés lors des débats parlementaires.

Il a d’abord abordé la question des interceptions téléphoniques, un sujet qu’il dit avoir soulevé à plusieurs reprises au Parlement. Tout en reconnaissant que des outils de surveillance peuvent être nécessaires dans le cadre de la sécurité nationale, il a insisté sur la nécessité d’un encadrement légal plus strict et de mécanismes de contrôle indépendants. Selon lui, le système actuel fonctionnerait dans un manque de transparence, ce qui soulève des interrogations sur les garanties institutionnelles en place. Il a également évoqué l’importance de s’inspirer de certains modèles étrangers, notamment au sein du Commonwealth, où des structures de supervision spécifiques existent.

Il a aussi fait référence aux “Moustass leaks”, estimant que cet épisode avait eu un impact sur les dernières élections générales. Il a réitéré son appel à davantage de clarté et de confiance dans les institutions liées à la surveillance.

Adrien Duval s’est ensuite penché sur la situation du secteur bancaire, en particulier sur les mécanismes de supervision et les responsabilités au sein de la Banque de Maurice. Il a évoqué des cas de prêts douteux, “toxic loans”, de fraudes présumées et de pertes financières importantes dans certaines institutions bancaires, qu’il estime à plusieurs milliards de roupies. Selon lui, ces éléments soulèvent des questions sur l’efficacité des contrôles existants et sur l’absence de mesures correctives suffisantes.

Autre point de sa conférence de presse : le prix des carburants. Adrien Duval plaide pour une suppression de la TVA sur l’essence et le diesel, estimant que cette mesure serait nécessaire pour alléger la pression sur les ménages face à la hausse du coût de la vie. Il affirme que ces taxes génèrent des revenus importants pour l’État, mais qu’elles contribuent également à augmenter le fardeau financier des citoyens.

Le député a également critiqué la gestion des dépenses liées à la mission diplomatique mauricienne à Addis-Abeba. Il a évoqué des coûts importants liés à la construction et à l’entretien d’un complexe diplomatique, comprenant plusieurs résidences officielles. Selon lui, certaines de ces infrastructures ne seraient pas utilisées de manière optimale, entraînant des dépenses supplémentaires pour l’État, notamment en matière de logement et d’hébergement.

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