Gérard Sanspeur : «J’ai vécu neuf mois de conflit au sein de la Banque de Maurice »

ByRédaction

August 29, 2025

Face à la presse cet apres midi, Gérard Sanspeur est revenu sur son passage à la Banque de Maurice. Il évoque des tensions internes, des désaccords sur la gestion de la MIC, ainsi que des pressions autour de plusieurs dossiers sensibles. S’il pointe des divergences profondes avec Rama Sithanen, il insiste surtout sur la nécessité de transparence et d’assainissement.

“Tout allait bien, jusqu’au moment où j’ai dit non”

Pour Gérard Sanspeur, les difficultés ont commencé lorsqu’il a refusé de cautionner certaines décisions.
« Tout allait très bien jusqu’au moment où j’ai dit non à cette personne », explique-t-il, dénonçant par la suite un climat de harcèlement et de pressions émanant de personnes extérieures à la Banque. Il décrit un environnement marqué par de fortes tensions internes, notamment autour de la Mauritius Investment Corporation (MIC).
Selon lui, plusieurs propositions visant à renforcer la transparence auraient rencontré de la résistance : refus d’un audit forensic de la MIC, absence d’un inventaire complet du patrimoine financier, tentatives de modifier les procès-verbaux (“tempering minutes”) pour cautionner des décisions de l’ancien régime.
Gérard Sanspeur cite également le cas de Sotravic, une entreprise au cœur de discussions concernant la vente d’un terrain. Au fil de son intervention, Gerard Sanspeur a insisté sur ses différends avec Rama Sithanen, aujourd’hui gouverneur de la Banque centrale et président de la FSC.
Gérard Sanspeur rappelle que ses prises de position n’ont qu’un objectif : renforcer la gouvernance des institutions financières. « Ce n’est pas une affaire personnelle. Ce que je souhaite, c’est que la Banque de Maurice et la FSC fonctionnent avec plus de transparence et de rigueur, pour l’intérêt du pays. »