La tension continue de monter entre Iran et les États-Unis. Téhéran a averti qu’il lancerait des « représailles encore beaucoup plus dévastatrices » en cas de nouvelles attaques visant ses infrastructures civiles, alors que Donald Trump a de nouveau repoussé son ultimatum.
Une partie de la capitale iranienne est actuellement privée de gaz à la suite d’une frappe ayant touché une université et endommagé une installation gazière. Cet incident alimente les craintes d’une escalade militaire, dans un contexte régional déjà extrêmement fragile.
Face à cette attaque, les autorités iraniennes ont haussé le ton, promettant une riposte d’une ampleur encore inédite si des infrastructures civiles venaient à être de nouveau ciblées.
Un ultimatum repoussé
Dimanche, Donald Trump a annoncé un nouveau report de son ultimatum à l’Iran, désormais fixé à mardi à 20h00 (heure de Washington). Sur sa plateforme Truth Social, il s’est contenté d’écrire : « Mardi, 20H00 heure de la côte Est ! ».
Ce n’est pas la première fois que cet ultimatum est repoussé. Fin mars, le président américain avait déjà accordé un délai supplémentaire de dix jours, alors que l’échéance initiale devait expirer lundi.
Malgré les menaces, Donald Trump a laissé entrevoir une issue diplomatique. Dans un entretien accordé à Fox News, il a estimé qu’il existait de « bonnes chances » de parvenir à un accord dès le lendemain.
« Je pense qu’il y a de bonnes chances demain », a-t-il déclaré, tout en maintenant une pression maximale sur Téhéran.
Le président américain a toutefois averti que, sans compromis, des infrastructures clés pourraient être ciblées : « vous allez voir des ponts et des centrales électriques s’effondrer à travers tout le pays ».
Dans le même entretien, Donald Trump a affirmé avoir garanti « l’immunité » aux négociateurs iraniens, assurant qu’ils ne seraient pas visés par d’éventuelles frappes américano-israéliennes.

