Les nouvelles surtaxes douanières imposées par Donald Trump sont officiellement entrées en vigueur ce jeudi à 4h01 GMT, marquant un changement majeur dans les relations commerciales internationales. De 15 % à 41 %, ces droits touchent des dizaines de pays, dont les principaux partenaires des États-Unis comme l’Union européenne, le Japon et la Corée du Sud.
Pour l’ancien président américain, revenu à la Maison Blanche en janvier, ces taxes visent à corriger des décennies de ce qu’il considère comme un « déséquilibre » au détriment des États-Unis.
Ces surtaxes remplacent l’ancienne taxe uniforme de 10 % instaurée en avril. Le taux moyen des droits de douane américains pourrait désormais atteindre près de 20 %, un record depuis les années 1930, selon le Budget Lab de Yale.
Donald Trump a également annoncé vouloir taxer à 100 % les importations de médicaments et de semi-conducteurs, sans préciser de calendrier. L’inquiétude grandit quant à l’impact de ces mesures sur l’inflation et la croissance aux États-Unis.
À ce jour, seuls sept accords ont été signés ou amorcés, notamment avec l’UE, le Japon, le Royaume-Uni. Ces accords incluent souvent des promesses d’investissements massifs sur le sol américain. À l’inverse, le Canada subit une surtaxe de 35 % et le Brésil une surtaxe de 50 %, en raison de tensions politiques.
Réactions internationales
- Le Mexique bénéficie d’un sursis de 90 jours.
- La Suisse a tenté en vain de renégocier son taux.
- Le Brésil a saisi l’OMC et veut diversifier ses exportations.
- Le Canada et le Mexique annoncent un renforcement de leur coopération économique pour réduire leur dépendance aux États-Unis.
Un pari risqué pour l’économie mondiale
Alors que les États-Unis restent fortement endettés, Donald Trump parie sur ces recettes douanières pour redresser les comptes publics. Mais les économistes s’inquiètent : avec une inflation à 2,6 % en juin et une croissance attendue sous les 1 % au second semestre, le choc tarifaire pourrait freiner l’économie américaine.

