Le ministère de la Santé en collaboration avec le ministère de l’Éducation a lancé le School Health Programme (SHP), visant les élèves de la 7ᵉ, 9ᵉ et 12ᵉ année dans tous les établissements secondaires publics et privés à travers Maurice. L’objectif : détecter précocement les maladies non transmissibles (MNT) et promouvoir des habitudes de vie saines dès le plus jeune âge.
La cérémonie de lancement a eu lieu au Mohun Parsad Sharma Jugdambi State Secondary School à Goodlands, en présence des ministres Anil Kumar Bachoo, Dr Mahend Gungapersad, de la Junior Minister Anishta Babooram, ainsi que de membres du Parlement et de responsables scolaires.
Le SHP s’adresse aux élèves de certaines classes clés de l’enseignement secondaire et propose un dépistage systématique des principales maladies non transmissibles et de leurs facteurs de risque. Les élèves subiront des contrôles de la pression artérielle, des tests de diabète, des évaluations de poids pour détecter la maigreur, le surpoids ou l’obésité, ainsi que des tests de vision. En cas de problème de santé, des conseils personnalisés seront donnés et des orientations médicales proposées si nécessaire.
Dans son discours, le ministre Bachoo a rappelé que le lancement du SHP reflète la priorité gouvernementale de protéger la santé des élèves. « Investir dans la santé des enfants est fondamental : une bonne santé est le socle de l’apprentissage efficace, du développement personnel et du progrès socio-économique du pays », a-t-il affirmé.
Il a souligné que l’augmentation des MNT à Maurice, notamment le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques et le cancer, constitue une préoccupation majeure, car ces maladies s’installent souvent dès le plus jeune âge. « Les résultats des dépistages récents ont déjà révélé des cas de diabète, de pré-diabète et d’obésité chez des élèves du secondaire. Ces chiffres sont alarmants et constituent un signal d’alerte pour l’avenir si aucune mesure préventive n’est prise », a averti le ministre.
Le SHP mise sur la prévention par le dépistage précoce et l’intervention rapide. Des contrôles réguliers permettront de détecter les facteurs de risque et d’assurer un suivi médical approprié. Le ministre a également appelé parents, enseignants, professionnels de santé et élèves à collaborer pour adopter des modes de vie plus sains, soulignant que la responsabilité collective est cruciale pour réduire le fardeau des MNT et garantir une génération future en bonne santé.
Pour sa part, le ministre de l’Éducation, Dr Mahend Gungapersad, a insisté sur l’interconnexion entre santé et réussite scolaire. « Un élève ne peut pas atteindre de bons résultats académiques sans maintenir une bonne santé physique », a-t-il déclaré. Il a mis en lumière certains problèmes de mode de vie à Maurice, notamment une hydratation insuffisante, une alimentation déséquilibrée et un manque d’activité physique. Selon lui, l’école est un cadre idéal pour encourager des habitudes saines dès le plus jeune âge.
Dr Gungapersad a également précisé que le bien-être des élèves ne se limite pas à la santé physique : il englobe également les valeurs, les attitudes et le respect des autres. Les institutions éducatives jouent un rôle crucial pour former des citoyens responsables, respectueux et solidaires, des qualités essentielles pour bâtir une société stable et en bonne santé.
Le SHP se concentre sur plusieurs axes :
- Dépistage précoce des maladies non transmissibles et de leurs facteurs de risque.
- Éducation à la santé, incluant la nutrition, l’hygiène personnelle, l’activité physique et la prévention des maladies transmissibles.
- Suivi médical pour les élèves présentant des anomalies, avec orientation vers des soins appropriés.
- Sensibilisation collective, impliquant enseignants, parents et professionnels de santé pour encourager des pratiques durables.

