Une étape majeure a été franchie dans le secteur de la santé avec l’inauguration officielle de l’unité de transplantation rénale à l’hôpital Jawaharlal Nehru (JNH), à Rose-Belle. Au-delà de la mise en service d’une infrastructure de pointe, ce projet symbolise une avancée significative vers un accès équitable et universel aux soins de santé, tout en positionnant le pays comme un pôle d’excellence médicale dans la région.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Dr Navin Ramgoolam, du ministre des Affaires étrangères de l’Inde, Dr Subrahmanyam Jaishankar, ainsi que du ministre de la Santé et du Bien-être, Anil Bachoo.
Qualifiant cette unité de « jalon transformateur », le Premier minisre Dr Ramgoolam a insisté sur son impact direct sur la vie des patients atteints de maladies rénales. Désormais, ces derniers pourront bénéficier de soins spécialisés avancés sur le territoire national, réduisant ainsi les coûts liés aux traitements à l’étranger tout en améliorant leur qualité de vie. Il a également mis en avant les avantages à long terme de la transplantation rénale, tant sur le plan économique que social.
Le chef du gouvernement a, par ailleurs, réaffirmé l’ambition de Maurice de devenir un centre régional d’excellence en matière de santé. Il a plaidé pour un renforcement de la coopération avec l’Inde, notamment dans la formation spécialisée des médecins, la promotion du don d’organes et l’accès aux médicaments essentiels.
De son côté, Dr Subrahmanyam Jaishankar a salué une « avancée médicale majeure » pour Maurice, soulignant que cette unité apportera espoir et soulagement aux patients en leur permettant de recevoir des soins de qualité à proximité de leur domicile. Il a rappelé que la collaboration entre les deux pays dans le domaine de la santé est ancienne et s’est traduite par la réalisation de nombreuses infrastructures clés.
Le ministre indien a également évoqué d’autres projets de coopération en cours et à venir, couvrant divers secteurs tels que l’éducation, les infrastructures, la sécurité et la technologie, témoignant du caractère multidimensionnel et ambitieux du partenariat bilatéral.
Pour sa part, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a exprimé sa profonde reconnaissance envers le gouvernement indien pour son soutien constant, notamment lors de crises sanitaires passées telles que l’épidémie de chikungunya et la pandémie de COVID-19.
Il a décrit cette nouvelle unité comme une avancée déterminante dans la lutte contre les maladies rénales et le diabète, tout en renforçant la capacité du pays à offrir des soins spécialisés. Selon lui, cette initiative marque le début d’une transformation clinique, économique et sociale, permettant aux Mauriciens d’accéder à des traitements vitaux sans quitter le pays.

