Le ministère de la Fonction publique avait annoncé, à travers une circulaire officielle publiée le 5 mai 2026, l’introduction temporaire du télétravail, du travail hybride et des horaires flexibles dans plusieurs administrations publiques. Mais quelques heures seulement après sa diffusion, la mesure a été retirée avec effet immédiat par le ministre Raj Pentiah.
Le document, signé par le secrétaire au service public, le Dr D. Kawol, avait été transmis aux responsables des ministères, départements gouvernementaux ainsi qu’à la Rodrigues Regional Assembly. Il présentait une série de dispositions destinées à réduire l’impact économique du conflit au Moyen-Orient, notamment à travers une baisse de la consommation de carburant et d’énergie dans le secteur public.
La circulaire encourageait les administrations à privilégier le télétravail pour les postes compatibles avec ce mode d’organisation, particulièrement pour les cadres et les professionnels. Des mécanismes de contrôle devaient être mis en place afin de garantir la continuité des services publics et le bon déroulement des projets gouvernementaux.
Lorsque le travail à distance n’était pas entièrement possible, les ministères étaient invités à adopter des formules hybrides alternant présence au bureau et télétravail. Des horaires flexibles étaient également envisagés pour les services en contact direct avec le public afin d’assurer le maintien des opérations sans interruption.
Le texte prévoyait aussi le versement d’une allocation mensuelle de Rs 500 aux fonctionnaires travaillant depuis leur domicile et ne bénéficiant pas déjà d’une indemnité internet.
Ces nouvelles dispositions devaient entrer en application à partir du 11 mai 2026 pour une durée initiale de trois mois.
Toutefois, peu après la publication de la circulaire, le ministre Raj Pentiah a affirmé ne pas avoir été consulté au préalable. Il a alors annoncé l’annulation immédiate de l’ensemble des mesures annoncées, car une telle policy decision devrait être prise par le Conseil des ministres.

