Trump soutient l’accord sur la rétrocession des Chagos à Maurice, affirme Downing Street

ByRédaction

February 6, 2026

Les États-Unis ont officiellement apporté leur soutien à l’accord conclu par le Royaume-Uni visant à rétrocéder l’archipel des Chagos à Maurice, tout en maintenant la location de la base militaire stratégique de Diego Garcia, a confirmé Downing Street à la BBC.

Jeudi, le président américain Donald Trump a validé l’accord négocié par le Premier ministre britannique Keir Starmer, le qualifiant de « meilleur accord possible » dans le contexte actuel. Une prise de position qui tranche avec ses déclarations faites quelques semaines plus tôt, lorsqu’il avait qualifié cet arrangement d’« acte de grande stupidité », suscitant alors de vives inquiétudes au sein du gouvernement britannique.

Ces critiques avaient conduit Londres et Washington à engager de nouvelles discussions diplomatiques afin de garantir le maintien du soutien américain à l’accord, essentiel pour l’avenir de la base conjointe anglo-américaine de Diego Garcia, pilier stratégique des opérations militaires dans l’océan Indien.

Annoncé initialement l’an dernier, l’accord prévoit le transfert de la souveraineté des îles Chagos à Maurice, tout en permettant au Royaume-Uni – et par extension aux États-Unis – de louer la base de Diego Garcia pour une durée initiale de 99 ans.

Selon Downing Street, les deux dirigeants ont réaffirmé jeudi « l’importance cruciale » de cet accord pour la sécurité de la base. Une porte-parole du gouvernement britannique a indiqué que Londres et Washington continueraient à « travailler en étroite collaboration pour la mise en œuvre » de l’accord.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a qualifié ses échanges avec Keir Starmer de « très productifs », ajoutant : « Je comprends que l’accord conclu par le Premier ministre Starmer est, selon beaucoup, le meilleur qu’il pouvait obtenir. »

Le président américain a toutefois assorti son soutien d’une mise en garde, précisant que si, à l’avenir, le bail venait à être remis en cause ou si les opérations et forces américaines à Diego Garcia étaient menacées, les États-Unis se réserveraient « le droit de sécuriser et de renforcer militairement leur présence » sur l’île.

Interrogée à ce sujet, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé le soutien de Washington :

« Le président s’est entretenu directement avec le Premier ministre Starmer, il comprend sa position et il la soutient. »
Elle a néanmoins rappelé que « les États-Unis se réservent toujours le droit de protéger leurs actifs stratégiques ».