La European Commission a infligé ce jeudi une amende de 200 millions d’euros à Temu, accusant la plateforme de commerce en ligne d’avoir permis la vente de produits illégaux et dangereux au sein de l’Union européenne.
Selon la Commission, Temu n’a pas suffisamment identifié ni évalué les risques liés aux produits vendus sur sa plateforme. L’enquête a mis en évidence la présence d’articles présentant un danger pour les consommateurs, notamment des jouets pour bébés contenant des substances chimiques au-dessus des limites autorisées ainsi que des chargeurs électriques ne respectant pas les normes de sécurité de base.
Cette décision intervient dans le cadre du Digital Services Act, la législation européenne qui impose des obligations renforcées aux très grandes plateformes numériques afin de mieux protéger les consommateurs et lutter contre les contenus ou produits illégaux en ligne.
Temu, qui fait l’objet d’une enquête depuis octobre 2024, a contesté la décision européenne. Dans un communiqué, l’entreprise affirme que l’amende est « disproportionnée » et précise que les conclusions portent sur une évaluation datant de 2024, ne reflétant pas, selon elle, les améliorations récemment apportées à ses systèmes de contrôle.
La plateforme dispose désormais jusqu’au 28 août pour présenter un plan d’action détaillant les mesures qu’elle compte mettre en place pour se conformer aux exigences européennes. La Commission examinera ensuite si ces engagements sont suffisants.
Cette sanction constitue l’une des plus importantes jamais prononcées dans le cadre du Digital Services Act et marque un nouveau durcissement de la surveillance européenne envers les grandes plateformes de commerce en ligne.

