Sydney Pierre défie la ligne gouvernementale : « Je suis contre l’abolition de la pension universelle, même si cela doit me coûter mon poste »

ByRédaction

June 25, 2026

« Il arrive un moment où l’on doit prendre une position qui n’est ni sûre, ni politique, ni populaire, mais qu’il faut prendre parce que sa conscience lui dit que c’est la bonne chose à faire ». C’est par cette citation de Martin Luther King que le Junior Minister Sydney Pierre a entamé son intervention à l’Assemblée nationale hier soir.

Sydney Pierre n’a pas fait dans la dentelle. Il a affirmé son opposition catégorique à l’abolition de la pension universelle. Selon lui, le redressement des finances publiques ne doit pas se faire au détriment des personnes âgées.

« Il faut aller chercher l’argent ailleurs. Il existe d’autres moyens de réduire la dette publique sans toucher à ce droit acquis par nos aînés », a-t-il soutenu.

Sydney Pierre a demandé au Premier ministre de profiter de son exercice de summing up pour présenter de manière détaillée le niveau réel du déficit budgétaire, le montant de la dette publique ainsi que le ratio dette/PIB.

« Le peuple mérite de connaître les chiffres exacts avant qu’on lui demande de consentir à de tels sacrifices », a-t-il déclaré.

« Le peuple n’a pas voté pour des comptables », lance-t-il.

Le Junior minister a également dénoncé le recours à des experts non élus dans l’élaboration de la réforme des pensions, rejoignant sur ce point les critiques formulées par Ashok Subron.

« Nous sommes des élus. Nous sommes aussi des professionnels. Le peuple nous a accordé sa confiance pour prendre des décisions. Pourquoi demander à des personnes non élues de formuler ces réformes ? »

Selon lui, les choix politiques ne peuvent être guidés uniquement par des considérations budgétaires ou comptables, mais doivent également tenir compte de leur impact humain et social.

Sydney Pierre a également apporté son soutien aux critiques émises par la députée Annabelle Savabady concernant le Public Gatherings Act. Il a estimé que l’amendement apporté ne correspond pas aux engagements pris par l’Alliance du Changement durant la campagne électorale.

« Ce n’est pas ce que nous avions promis à la population », a-t-il affirmé.

Le junior minister a aussi exprimé ses inquiétudes concernant les amendements au Banking Act permettant à la Financial Crimes Commission (FCC) d’obtenir certaines informations auprès des banques dans le cadre d’enquêtes, sans autorisation préalable d’un juge.

Pour lui, la lutte contre la corruption et les crimes financiers ne doit pas se faire au détriment des investisseurs.

Évoquant les conséquences possibles de ses prises de position, Sydney Pierre a affirmé qu’il était prêt à les assumer pleinement.

« Je n’ai pas peur de démissionner. J’ai quitté un poste pour venir servir au Parlement. Je sais pourquoi je suis ici aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Abordant la situation du secteur touristique, il a reconnu les nombreux défis auxquels l’industrie fait face.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *