L’accord signé entre les États-Unis et l’Iran prévoit une cessation « immédiate et permanente » des opérations militaires sur l’ensemble des fronts concernés par le conflit, y compris au Liban. Cette disposition figure dès le premier paragraphe du mémorandum et constitue l’un des éléments les plus sensibles de l’entente conclue entre Washington et Téhéran.
La situation au Liban demeure particulièrement fragile. Depuis plusieurs mois, Hezbollah et Israel s’accusent mutuellement de violations répétées des engagements de cessez-le-feu.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a averti que toute nouvelle attaque israélienne contre le Liban serait considérée comme une violation du mémorandum. Selon les médias d’État iraniens, il a également affirmé que le maintien de troupes israéliennes sur le territoire libanais constituerait une entorse aux termes de l’accord visant à mettre fin à la guerre.
Ces déclarations interviennent alors que l’armée israélienne a mené de nouvelles frappes dans le sud du Liban ces derniers jours. Les forces israéliennes ont par ailleurs annoncé qu’un de leurs soldats avait succombé à ses blessures après un incident survenu dans cette région frontalière.
Réuni lors du G7 Summit en France, le président américain Donald Trump a estimé que la paix au Liban restait un objectif à poursuivre, tout en soulignant que « l’accord avec l’Iran est l’élément majeur » des négociations en cours.
À ce stade, le gouvernement israélien n’a pas encore réagi officiellement à la signature de l’accord entre Washington et Téhéran.
Le Liban avait été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah avait lancé des roquettes contre Israël, affirmant agir en représailles à l’assassinat du guide suprême iranien. Israël avait alors répondu par une vaste campagne de bombardements à travers le Liban ainsi que par des opérations militaires terrestres dans le sud du pays.
L’inclusion explicite du Liban dans le nouvel accord pourrait désormais ouvrir la voie à une désescalade régionale, même si de nombreuses incertitudes subsistent quant à l’application concrète des engagements pris par les différentes parties.

