Le syndicaliste Reaz Chuttoo affiche peu d’enthousiasme à l’égard du Budget 2026-2027 présenté vendredi par le gouvernement. Selon lui, les mesures annoncées s’inscrivent dans la continuité d’une politique marquée par une réduction progressive du rôle de l’État dans les domaines économique et social.
Pour le syndicaliste, ce budget ne comporte pas de changements majeurs susceptibles d’améliorer significativement le quotidien de la majorité des Mauriciens. Il estime que plusieurs mesures ciblent principalement les bénéficiaires du registre social, laissant de côté une large frange de la population confrontée à la hausse continue du coût de la vie.
Reaz Chuttoo rappelle que de nombreux ménages peinent déjà à faire face à leurs dépenses courantes. Dans ce contexte, il juge insuffisantes les mesures de soutien annoncées. Il évoque notamment la disparition progressive de la CSG Allowance d’ici 2028 ainsi que la compensation salariale accordée l’an dernier, qu’il considère comme des réponses limitées aux difficultés rencontrées par les travailleurs.
Le syndicaliste se montre également critique envers certaines mesures fiscales prévues dans le budget. Il cite notamment les taxes touchant le sucre et les bouteilles en plastique, estimant qu’elles risquent d’alourdir davantage le fardeau financier des consommateurs. Selon lui, ces prélèvements interviennent à un moment où les ménages doivent déjà composer avec une inflation persistante et une hausse généralisée des prix des biens de consommation.
Pour Reaz Chuttoo, le gouvernement aurait dû privilégier des mesures plus ambitieuses afin de protéger le pouvoir d’achat et renforcer le soutien aux travailleurs et aux classes moyennes.

