Greta Thunberg détenue en Israël : la flottille humanitaire de Gaza interceptée

ByRédaction

October 2, 2025

La militante suédoise Greta Thunberg a été détenue par les forces israéliennes alors qu’elle participait à la Global Sumud Flotilla, une flottille humanitaire se dirigeant vers la bande de Gaza. L’armée israélienne a intercepté plusieurs navires transportant des fournitures médicales et humanitaires, détournant les bateaux vers le port israélien d’Ashdod.

Selon les organisateurs de la flottille, composée de 44 navires et quelque 500 militants, au moins six bateaux ont été interceptés à environ 70 milles nautiques (130 km) des côtes de Gaza. Les navires concernés comprennent l’Alma, le vaisseau amiral sur lequel se trouvait Greta Thunberg, ainsi que le Deir Yassin/Mali, Huga, Spectre, Adara et Sirius.

Les militants ont rapporté des actes d’agression en mer : le bateau Florida aurait été délibérément percuté, tandis que d’autres ont été visés par des canons à eau. Malgré ces interventions, tous les passagers sont sains et saufs, selon l’organisation. Des images en direct montrent les militants assis en cercle sur le pont de l’Alma, confirmant leur sécurité.

Avant l’interception, les militants avaient également signalé que l’armée israélienne avait neutralisé leurs systèmes de communication, bloquant caméras, livestreams et autres dispositifs permettant de diffuser des informations à l’international.

La Global Sumud Flotilla a dénoncé l’opération comme une « interception illégale ». Dans un communiqué, elle affirme que personnes de conscience ont été enlevées, et que les militants n’avaient enfreint aucune loi. L’organisation a également dénoncé le blocus israélien de Gaza et l’usage de la famine comme arme contre la population palestinienne.

Certaines voix parlent même de « kidnapping ». La militante américaine Leila Hegazy, sur l’un des navires, a diffusé un message préenregistré : « J’ai été kidnappée par les forces d’occupation israéliennes et amenée en Israël contre ma volonté. J’exhorte les gouvernements, en particulier celui des États-Unis, à intervenir pour assurer le retour sûr de tous les humanitaires. »

Selon Hassan Jabareen, directeur du centre juridique Adalah, les militants peuvent être déportés dans les 72 heures ou présentés à un tribunal dans les 96 heures. Certains pourraient être arrêtés, mais Israël privilégie généralement une libération rapide pour éviter une couverture médiatique prolongée.

L’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, Danny Danon, a précisé que la déportation interviendrait après la fin de Yom Kippour, jeudi 2 octobre.