Hantavirus à bord d’un navire de croisière : le « patient zéro » identifié

ByRédaction

May 11, 2026

Les autorités sanitaires internationales ont identifié le premier cas connu de l’épidémie de hantavirus survenue à bord du navire de croisière MV Hondius. Il s’agit de Leo Schilperoord, un ornithologue néerlandais de 70 ans, tombé malade lors d’un voyage dans l’Atlantique Sud en avril dernier.

Cette identification constitue une étape clé dans l’enquête menée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin de comprendre comment ce virus rare s’est propagé parmi les passagers du bateau et à travers plusieurs pays.

Un voyage d’observation d’oiseaux qui vire au drame

Leo Schilperoord et son épouse Mirjam, âgée de 69 ans, étaient des passionnés d’ornithologie originaires du village de Haulerwijk, aux Pays-Bas. Avant d’embarquer sur le MV Hondius le 1er avril, le couple avait voyagé plusieurs semaines en Argentine, au Chili et en Uruguay dans le cadre d’expéditions d’observation d’oiseaux.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le couple aurait été exposé au virus lors d’une visite près d’une décharge située à Ushuaia, en Patagonie argentine. La zone serait fortement infestée de rongeurs porteurs de la souche andine du hantavirus.

Une souche rare transmissible entre humains

Contrairement à la majorité des hantavirus, généralement transmis uniquement des rongeurs vers l’homme, la souche andine identifiée dans cette affaire peut également se transmettre entre êtres humains dans certaines circonstances.

Les experts précisent toutefois que cette transmission nécessite un contact étroit et prolongé, réduisant considérablement les risques d’une propagation mondiale.

Premiers symptômes en pleine croisière

Leo Schilperoord aurait commencé à présenter des symptômes dès le 6 avril : fièvre, maux de tête et troubles gastro-intestinaux. Son état s’est rapidement aggravé et il est décédé à bord du navire le 11 avril.

À ce stade, les médecins n’avaient pas immédiatement suspecté un hantavirus, les symptômes ressemblant à ceux d’autres infections respiratoires. Aucun prélèvement n’avait alors été effectué.

Son épouse Mirjam est restée à bord jusqu’au 24 avril avant d’être évacuée vers Johannesburg, en Afrique du Sud, après une détérioration de son état de santé. Elle est décédée le 26 avril dans une clinique sud-africaine. Les analyses ont confirmé qu’elle avait également contracté le hantavirus.

Plusieurs cas recensés à bord du MV Hondius

Le MV Hondius, qui transportait plus d’une centaine de passagers, est désormais au centre d’une vaste opération sanitaire internationale. Plusieurs infections et décès ont été signalés parmi les voyageurs ayant quitté le navire dans différents pays.

Des passagers américains, britanniques et européens font actuellement l’objet d’un suivi médical, tandis que les autorités poursuivent les opérations de traçage des contacts afin de limiter toute nouvelle contamination.

Les experts écartent le scénario d’une pandémie

Malgré la gravité des cas recensés, plusieurs spécialistes estiment qu’une pandémie mondiale reste peu probable. Selon eux, le virus ne possède pas une capacité de transmission suffisamment élevée pour provoquer une crise sanitaire comparable à celle du Covid-19.

Les autorités sanitaires internationales poursuivent néanmoins leurs investigations afin de déterminer précisément l’origine de la contamination et la chaîne exacte de transmission à bord du navire de croisière.

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