Face à une pénurie de main-d’œuvre qui fragilise fortement le secteur agricole, le gouvernement a décidé d’agir. Le Conseil des ministres a donné son accord pour l’introduction de nouveaux règlements sous la Workers’ Rights Act 2019, afin d’encadrer le recrutement de travailleurs migrants dans l’agriculture par le biais de contracteurs de travail.
Depuis plusieurs mois, le manque de travailleurs, qu’ils soient qualifiés ou non, affecte directement la production de canne à sucre et des cultures vivrières. De nombreux petits planteurs abandonnent leurs terres, faute de main-d’œuvre disponible. Cette situation commence à peser sur la production locale et soulève des inquiétudes en matière de sécurité alimentaire.
Pour répondre à cette urgence, le gouvernement mise sur un projet pilote. Il prévoit de recruter des travailleurs migrants à travers des contracteurs dûment enregistrés. L’objectif est de soutenir la production agricole tout en mettant en place un système encadré et conforme à la loi.
Le ministère du Travail et celui de l’Agro-industrie ont travaillé en étroite collaboration sur ce dossier. Plusieurs consultations ont été menées avec les parties concernées afin de définir les modalités de recrutement et les garanties nécessaires. Un accord a été trouvé lors d’une réunion tripartite réunissant autorités, employeurs et représentants des travailleurs.
Ce dispositif vise à combler rapidement le manque de main-d’œuvre tout en assurant le respect des droits des travailleurs migrants. Il s’agit d’une mesure temporaire, mais essentielle pour relancer le secteur agricole et éviter une aggravation de la dépendance alimentaire du pays.

