L’annonce a été faite par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors d’une intervention sur une radio privée hier. Il a expliqué que cette décision s’inscrit dans une logique de prudence budgétaire, compte tenu de la conjoncture économique actuelle.
Le chef du gouvernement a été clair : un paiement rétroactif n’est pas envisageable. Pour illustrer les risques d’une telle mesure, il a évoqué la situation de la Grèce, pays qui avait dû, en pleine crise financière, réduire de manière drastique les salaires de ses fonctionnaires après des années de déséquilibres budgétaires. Selon lui, Maurice ne peut se permettre de suivre une trajectoire similaire.
Navin Ramgoolam a insisté sur la responsabilité du gouvernement de préserver la stabilité économique du pays. Il a rappelé que les décisions prises ne le sont pas dans une optique de popularité, mais dans l’intérêt supérieur de la nation, la priorité restant le redressement des finances publiques et la protection de l’économie nationale.

