Pupillage fantôme : un Senior Attorney dénonce un « certificat de complaisance » pour une jeune avouée

ByRédaction

March 24, 2026

La prestation de serment de C.V.M, admise comme avouée en décembre 2025, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une vive controverse après les révélations d’un Senior Attorney concernant les conditions de son pupillage.

Dans une lettre formelle adressée le 16 février 2026 à la Cheffe Juge, Bibi Rehana Mungly-Gulbul, le Senior Attorney A. Rajah a exprimé de sérieuses inquiétudes quant aux circonstances entourant l’admission de la jeune avouée au barreau.

Dans sa correspondance, Me A. Rajah affirme avoir accepté en 2024 d’accueillir la candidate comme pupil dans son cabinet, une étape incontournable dans la formation des futurs avoués. Toutefois, il soutient que celle-ci n’aurait jamais fréquenté son étude durant toute la période de pupillage, en contradiction avec les exigences habituelles.

Il explique également qu’en juin 2025, l’avocate S.C lui aurait demandé de signer une lettre attestant que la candidate avait complété son pupillage sous sa supervision. Une demande qu’il dît avoir refusé catégoriquement, refusant d’endosser ce qu’il qualifie de « certificat de complaisance ».

Une admission malgré les réserves

Malgré ce refus, C.V.M a prêté serment le 19 décembre 2025. Lors de cette cérémonie, il aurait été mentionné qu’elle avait effectué son pupillage à la fois dans le cabinet de A. Rajah et au sein d’ENSafrica.

Ce n’est que par la suite que le Senior Attorney affirme avoir appris que la lettre requise avait finalement été signée par Me Iqbal Dauhoo. Selon les informations dont il dispose, ce dernier aurait accepté de signer le document après avoir été informé que Me A. Rajah était souffrant ou indisponible.

Pour Me A. Rajah, cette situation soulève de graves interrogations en matière d’éthique et de transparence. Il indique avoir saisi la Cheffe Juge par devoir professionnel, estimant qu’il était de sa responsabilité de porter ces faits à la connaissance des autorités judiciaires.

L’affaire a suscité une vive réaction au sein du barreau, provoquant stupeur et incompréhension parmi plusieurs membres de la profession. Si certains confrères décrivent la jeune avouée comme discrète, l’avocate S.C, en revanche, est bien connue dans le milieu juridique et bénéficie d’une réputation établie.

Selon nos informations, une enquête policière est actuellement en cours concernant un possible cas de falsification de document. C.V.M ainsi que l’avocate S.C devraient être entendues afin de donner leur version des faits dans le cadre de cette procédure.

Au-delà des personnes impliquées, cette affaire pose une question plus large : celle de l’intégrité du processus d’admission au barreau. Entre exigences de rigueur, responsabilités professionnelles et confiance du public, les enjeux sont majeurs.