Scandale environnemental à Wolmar : les autorités réagissent, des officiers du ministère de l’Agro-industrie attendus sur site demain

ByRédaction

January 20, 2026

Suite à nos révélations sur les graves irrégularités entourant l’Environmental Impact Assessment (EIA) délivré à l’hôtel Sands à Wolmar, les autorités sont finalement sorties de leur silence. Selon des informations confirmées par des sources au sein de l’administration, des officiers du ministère de l’Agro-industrie et de l’Économie bleue se rendront sur place dès demain afin d’évaluer l’ampleur des dégâts environnementaux et vérifier le respect des conditions imposées dans le permis EIA.

Cette visite officielle intervient après de nombreuses interpellations d’habitants, d’ONG environnementales et d’experts côtiers, qui dénoncent depuis plusieurs mois la dégradation accélérée du littoral entre Wolmar et Tamarin. Érosion avancée, disparition partielle de la plage, arbres déracinés et obstruction du passage public : les conséquences des travaux de « beach rehabilitation » autorisés sous permis EIA font désormais l’objet d’une attention institutionnelle accrue.

Une correspondance adressée récemment au ministère (réf. FCR/EIA/199/9 17V3) reconnaît déjà que certaines conditions du permis n’auraient pas été respectées. Conformément aux termes de l’EIA, le consultant Arup (Mauritius) Ltd est théoriquement tenu de proposer et mettre en œuvre des mesures correctives pour réparer les dommages causés au littoral.

La mission annoncée devra notamment déterminer si les travaux réalisés correspondent effectivement aux plans validés, si les impacts sur les propriétés voisines et sur la continuité de la plage ont été correctement pris en compte, et si des manquements réglementaires justifient d’éventuelles sanctions ou la révision du permis accordé.

Pour les riverains et les défenseurs de l’environnement, cette inspection constitue un premier pas, mais arrive tardivement. « Le mal est déjà fait. La côte a changé de visage », déplore un habitant de Wolmar, inquiet pour l’avenir du littoral et l’accès public à la plage.

Les conclusions de la visite ministérielle sont désormais attendues avec attention. Elles pourraient relancer un débat plus large sur la rigueur des procédures d’EIA à Maurice, en particulier durant la période Covid, et sur la responsabilité des promoteurs et consultants dans la protection du patrimoine naturel national.