Une déposition de Bruneau Laurette, secoue de nouveau l’actualité judiciaire. Selon ses allégations, Ashik Jagai, ancien haut gradé de police actuellement poursuivi pour blanchiment présumé, aurait rencontré l’homme d’affaires Steven Mootoocurpen à la Maison du Café, Telfair, Moka, lundi après-midi.
Cette rencontre supposée prend une tournure sensible : les deux protagonistes sont en effet en liberté conditionnelle dans le cadre de dossiers distincts de blanchiment d’argent. Pour Bruneau Laurette, cette proximité enfreint directement les conditions fixées par la Cour. Il soutient que, même si les affaires ne sont pas officiellement liées, l’utilisation présumée de Reward Money dans certaines compagnies liées à Ashik Jagai les relierait.
L’activiste affirme s’être d’abord rendu à la Financial Crimes Commission (FCC) pour dénoncer la situation avant de se présenter à la police de Moka afin de consigner formellement sa version des faits. Il précise par ailleurs que l’endroit de la rencontre est couvert par des caméras de surveillance, lesquelles pourraient confirmer – ou infirmer – son récit.
Une affaire qui fait grand bruit
Si la rencontre est avérée, Ashik Jagai s’exposait à de sérieuses conséquences : la violation de ses conditions de liberté sous caution pourrait entraîner un retour immédiat en détention préventive, voire un durcissement des restrictions imposées par la Cour.
Pour l’heure, aucune confirmation officielle n’a été donnée par les autorités. Les enquêteurs devront vérifier les images CCTV et interroger les témoins potentiels pour établir si cette rencontre a bien eu lieu. En attendant, la déposition de Bruneau Laurette ajoute une nouvelle couche de tension à deux dossiers déjà explosifs.

