À l’occasion de la World Bee Day 2026, le ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire a réaffirmé l’ambition de maurice de renforcer le secteur apicole et de positionner le miel local sur le marché international, misant sur la qualité, l’innovation et une meilleure structuration de la filière.
Le ministre Arvin Boolell, a souligné que Maurice possède un réel potentiel pour hisser son miel parmi les meilleurs au monde. Selon lui, la clé réside dans l’amélioration de la qualité de production, le renforcement de la collaboration entre apiculteurs et une meilleure stratégie de commercialisation à l’international.
L’événement, organisé à Réduit sous le thème « Bee Together for People and the Planet – A Partnership That Sustains Us All », a réuni plusieurs personnalités, dont le Junior Minister Fabrice David et la coordinatrice résidente des Nations unies pour Maurice et les Seychelles, Lisa Simrique Singh.
Fabrice David a rappelé le rôle essentiel des abeilles dans l’agriculture, notamment à travers la pollinisation, indispensable à la production de fruits, légumes et semences. Il a également souligné que la production locale, bien qu’en progression, reste insuffisante pour répondre à la demande nationale.
Le nombre d’apiculteurs enregistrés est ainsi passé de 659 en 2025 à 1 028 cette année, tandis que la production de miel a augmenté de 35 à 40 tonnes. Malgré cette croissance, Maurice continue de dépendre des importations pour combler son déficit.
Les intervenants ont également insisté sur les défis liés au changement climatique, particulièrement sensibles pour les petits États insulaires comme Maurice. Pour le ministre Boolell, l’avenir du secteur repose sur la recherche, l’innovation et l’adoption de pratiques plus durables afin de renforcer la résilience de la filière apicole.
La représentante des Nations unies a, pour sa part, rappelé que les abeilles constituent un indicateur clé de la santé des écosystèmes. Leur protection est directement liée à la préservation de la biodiversité et à l’équilibre environnemental global. Elle a réaffirmé l’engagement de l’ONU à accompagner Maurice dans ses efforts de conservation et de développement durable.
Les autorités ont également annoncé plusieurs initiatives visant à soutenir la filière : extension des zones d’élevage des abeilles, plantation de végétation mellifère et renforcement des capacités en élevage de reines.
Le gouvernement souhaite aussi encourager la participation des jeunes dans ce secteur, présenté comme une opportunité économique durable. Le ministre Boolell a insisté sur la nécessité d’une approche collective, estimant que l’avenir de l’apiculture dépendra de la coopération entre tous les acteurs.

