Le système de gestion et d’entretien des espaces communs dans les cités de la National Housing Development Co. Ltd. (NHDC) devrait être réorganisé. Sur les 79 syndics recensés dans les 34 cités NHDC régies par un règlement de copropriété, seuls 32 sont actuellement actifs.
C’est ce qu’a révélé le ministre du Logement Shakeel Mahomed, au Parlement, en présentant les grandes lignes d’une nouvelle approche visant à améliorer la gestion des résidences et l’entretien des infrastructures communes.
Depuis 2012, l’État verse une contribution de Rs 200 par mois et par unité de logement aux syndics. Pour l’année financière 2025-2026, quelque Rs 13,6 millions ont été déboursées sur une enveloppe d’environ Rs 19 millions.
Le ministre a expliqué que le système actuel rencontre des difficultés, notamment en raison du faible taux de contribution de nombreux copropriétaires. Une récente évaluation a également révélé qu’environ 40 % des sommes versées aux syndics sont absorbées par les frais administratifs, réduisant les fonds disponibles pour l’entretien des espaces communs.
Face à cette situation, la NHDC envisage d’assumer directement le rôle de syndic dans les résidences où les syndicats de copropriétaires ne fonctionnent pas ou fonctionnent de manière insuffisante. Cette intervention devra toutefois être approuvée par les copropriétaires lors d’une assemblée générale.
Le nouveau dispositif pourrait inclure le nettoyage des espaces communs, l’entretien des espaces verts et des aires de jeux, la maintenance des pompes et des réservoirs d’eau, le nettoyage des drains, l’enlèvement des déchets encombrants, les travaux de débouchage ainsi que des réparations mineures sur les bâtiments et les infrastructures.
La NHDC pourrait également prendre en charge le paiement des factures d’électricité liées aux espaces communs. Le ministre a cité le cas d’une résidence où les arriérés d’électricité atteindraient environ Rs 380 000.
Une meilleure coordination avec les collectivités locales
Shakeel Mohamed a également insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination avec les autorités locales pour l’entretien de certains espaces collectifs, notamment les aires de jeux.
Il a expliqué que certaines de ces infrastructures nécessitent une intervention régulière des collectivités locales, mais que celles-ci doivent disposer des moyens nécessaires pour assumer pleinement leurs responsabilités. Des discussions doivent ainsi être menées avec le ministère des Finances et les autorités locales afin de clarifier la répartition des responsabilités et de permettre une meilleure prise en charge de ces espaces.
Le futur système prévoit par ailleurs le renforcement des unités de gestion des cités et de maintenance de la NHDC. Un responsable dédié pourrait être affecté à chaque résidence afin d’assurer un meilleur suivi des problèmes et de faciliter l’intervention des équipes.
Le ministre a toutefois précisé qu’une solution unique ne pourra pas être appliquée à toutes les résidences. Les besoins et les coûts d’entretien varient d’une cité à l’autre. Dans certains cas, la contribution actuelle de l’État pourrait suffire, tandis que des appels de fonds pourraient être nécessaires pour financer des travaux spécifiques.
La question des copropriétaires qui ne contribuent pas financièrement à l’entretien des espaces communs a également été soulevée. Le ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer davantage de discipline afin qu’une minorité de résidents ne pénalise pas l’ensemble des habitants.
Des campagnes de sensibilisation et d’information doivent être organisées dans les résidences où les syndics sont inactifs ou dysfonctionnels. La réforme sera mise en œuvre progressivement, avec l’accord des copropriétaires concernés.
L’objectif affiché est de réduire les coûts administratifs, d’améliorer l’utilisation des fonds publics et de garantir un meilleur entretien des cités NHDC, tout en assurant une meilleure coordination entre la NHDC, les copropriétaires et les autorités locales.

