Le projet controversé visant à donner aux préfets des départements d’Outre-mer la possibilité d’ordonner l’abattage de chiens errants ne figure finalement plus dans le texte adopté après les travaux de la Commission mixte paritaire.
La mesure, introduite à travers l’amendement 604, avait déclenché une importante levée de boucliers parmi les organisations de protection animale. Son retrait concerne notamment La Réunion, mais également la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Mayotte.
Le dispositif adopté au Sénat au début du mois de juillet prévoyait la possibilité d’autoriser des opérations contre des chiens errants lorsque ceux-ci étaient impliqués dans des attaques répétées visant des habitants ou des troupeaux.
Cette disposition avait été particulièrement critiquée par les associations, qui dénonçaient une réponse jugée radicale au problème de la divagation et de la surpopulation canine.
La Fondation Brigitte Bardot a salué la suppression de l’amendement, considérant cette décision comme une victoire pour la protection animale. L’organisation estime que l’abattage ne permet pas de régler durablement le problème et appelle à privilégier des solutions fondées sur la prévention, la stérilisation et une meilleure prise en charge des animaux.
Avec le retrait de cette disposition, les préfets des territoires concernés ne disposeront finalement pas de ce nouveau pouvoir spécifique pour autoriser l’abattage de chiens errants dans le cadre prévu par l’amendement.

