Abolition de l’esclavage : l’unité nationale au cœur de la commémoration au Morne

ByRédaction

February 2, 2026

Le Morne, haut lieu de mémoire et de résistance, a accueilli hier après-midi, samedi 1ᵉʳ février 2026, la cérémonie officielle marquant le 191ᵉ anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Un moment solennel placé sous le signe de l’unité nationale, comme l’a souligné le Deputy Prime Minister, Paul Bérenger.

La cérémonie s’est tenue au pied de cette montagne emblématique, classée patrimoine mondial de l’UNESCO, symbole de la lutte des esclaves marrons qui, face à l’oppression, ont choisi la résistance et la révolte plutôt que la soumission. Un lieu chargé d’histoire, où la mémoire collective mauricienne puise ses racines les plus profondes.

L’événement a débuté par le traditionnel dépôt de gerbes, en présence de plusieurs personnalités politiques, diplomatiques, religieuses et représentants de la société civile. Ce geste de recueillement a rendu hommage aux victimes de l’esclavage et à celles et ceux qui ont souffert pour que la liberté devienne une réalité.

Dans son intervention, Paul Bérenger a insisté sur la portée nationale de cette commémoration. « La célébration de l’abolition de l’esclavage doit être avant tout un moment d’unité nationale », a-t-il déclaré, rappelant que l’histoire de Maurice est marquée par l’adversité, mais aussi par une capacité collective à surmonter les épreuves.

Le Deputy Prime Minister a souligné que l’identité mauricienne s’est construite à travers des périodes de souffrance, d’injustice et de privation de liberté, mais également grâce à la solidarité et à la résilience des peuples qui ont façonné le pays. « C’est dans l’adversité que s’est consolidée notre nation, notamment à travers l’héritage de l’esclavage », a-t-il affirmé.

Paul Bérenger a également lancé un appel à la vigilance et à la responsabilité collective, estimant que l’unité nationale n’est jamais acquise définitivement. « Nous avons le devoir de protéger, de préserver et de consolider cette unité, afin de bâtir une société plus juste, plus solidaire et plus inclusive », a-t-il ajouté.

Au-delà du devoir de mémoire, la commémoration de l’abolition de l’esclavage au Morne s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur les valeurs fondamentales de la République : liberté, dignité humaine et cohésion sociale. Un message fort, dans un contexte où les défis sociaux et économiques exigent plus que jamais un esprit de rassemblement.

En ce lieu emblématique, la montagne du Morne continue de rappeler que la liberté s’est conquise au prix du sacrifice, et que l’unité demeure le socle sur lequel repose l’avenir de la nation mauricienne.