Belle-Rive : 11 ans après, le souvenir d’un drame au monoxyde de carbone qui avait coûté lavie à quatre disciples

ByRédaction

June 2, 2026

Onze ans après la tragédie qui avait bouleversé le pays, le drame de Belle-Rive demeure gravé dans les mémoires. Le 12 juin 2015, quatre membres du Chinnamasta Maha Kali Sthann avaient trouvé la mort après avoir été intoxiqués au monoxyde de carbone lors d’une séance de méditation organisée dans un temple de la localité.

Ce jour-là, ce qui devait être un moment de recueillement spirituel s’était transformé en véritable cauchemar. Treize adeptes participaient à une séance de méditation prolongée lorsqu’ils ont progressivement perdu connaissance dans le bâtiment.

Les victimes, Sharmila Hemraz, Devi Samoo, Gayatree Mannick et Oodesh Kaseeram, n’ont jamais repris conscience. Plusieurs autres participants avaient été retrouvés dans un état critique avant d’être transportés d’urgence vers les hôpitaux de la région.

Le générateur au cœur du drame

Les autopsies pratiquées par les médecins légistes avaient permis d’établir que les quatre disciples étaient décédés des suites d’une intoxication au monoxyde de carbone.

L’enquête avait révélé qu’un générateur fonctionnant à l’essence avait été utilisé à l’intérieur du complexe religieux. Le temple, qui n’était pas encore raccordé au réseau électrique, dépendait de cette source d’énergie. Placé dans une pièce insuffisamment ventilée, l’appareil avait dégagé une importante quantité de monoxyde de carbone. Invisible, inodore et particulièrement dangereux, ce gaz s’était accumulé durant plusieurs heures jusqu’à provoquer l’asphyxie des participants.

Une intervention qui a évité un bilan plus lourd

Le bilan aurait pu être encore plus dramatique. Selon les enquêteurs, l’un des participants avait finalement réussi à reprendre connaissance après plusieurs heures d’inconscience. Son appel au secours avait permis l’intervention rapide des secours et de la police.

Plusieurs adeptes avaient alors été évacués vers différents établissements hospitaliers, certains dans un état préoccupant. Parmi eux figurait le gourou du groupe, Devanand Mannick, qui avait également nécessité une prise en charge médicale.

L’affaire avait suscité une vive émotion à travers le pays et alimenté de nombreux débats autour des pratiques spirituelles du groupe ainsi que des conditions de sécurité dans lesquelles se déroulaient certaines séances de méditation.

Onze ans plus tard, la tragédie de Belle-Rive reste l’un des accidents les plus marquants liés à une intoxication au monoxyde de carbone. Pour les proches des victimes, le souvenir de cette journée demeure douloureux. Quant aux autorités, ce drame continue d’être cité comme un rappel des dangers mortels que représentent les générateurs utilisés dans des espaces fermés ou mal ventilés.

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