Crash de l’hydravion à La Prairie : les débris passés au peigne fin, une assistance internationale sollicitée

ByRédaction

August 10, 2026

L’enquête sur le crash de l’hydravion survenu le 4 août au large de La Prairie se poursuit sur deux fronts. En l’absence de boîte noire, les enquêteurs misent sur les débris, les instruments de vol et les appareils électroniques récupérés pour tenter de reconstituer les derniers instants du vol. La police attend également que l’état de santé du pilote, Shivraj Poonie, s’améliore davantage avant de consigner sa déposition. Opéré pour une fracture de la colonne vertébrale, le jeune homme a quitté les soins intensifs et son état est désormais stable.

Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes ayant conduit au crash de l’hydravion qui a coûté la vie à Dominik Potepski, un ressortissant polonais de 21 ans. Depuis l’accident plusieurs débris de l’appareil ont été récupérés. Certains d’entre eux présentent un intérêt particulier pour les enquêteurs, qui cherchent désormais à reconstituer la séquence des événements ayant précédé la chute de l’appareil. Des éléments du tableau de bord ainsi que plusieurs instruments de vol sont notamment passés au peigne fin. Des appareils électroniques retrouvés parmi les débris, devraient également être examinés afin de déterminer si des données exploitables peuvent en être extraites.

L’absence de boîte noire complique l’enquête 

L’appareil ne disposant pas de boîte noire, les enquêteurs ne peuvent compter sur un enregistrement classique des paramètres de vol pour comprendre immédiatement ce qui s’est produit. Chaque élément récupéré prend ainsi une importance particulière. L’état des composants, les instruments de bord et les éventuelles données contenues dans les appareils électroniques devront être analysés et recoupés avec les autres informations disponibles.

Une expertise internationale devrait également être sollicitée afin d’apporter un soutien spécialisé à l’enquête technique. Des experts étrangers pourraient notamment être appelés à examiner certaines pièces de l’hydravion et à contribuer à l’exploitation des équipements récupérés.

À ce stade, les enquêteurs se gardent de privilégier une cause précise. Les différentes hypothèses devront être examinées avant de déterminer si le crash est lié à un problème technique, à un facteur humain, aux conditions dans lesquelles le vol s’est déroulé ou à une combinaison de plusieurs éléments.

La police attend de pouvoir entendre Shivraj Poonie

Le témoignage du pilote pourrait constituer une pièce importante du puzzle. Shivraj Poonie, 28 ans, avait initialement été admis à C-Care Clinic après le crash avant d’être transféré à C-Care Wellkin, à Moka. Souffrant notamment d’une fracture de la colonne vertébrale, il a subi une intervention chirurgicale et avait été placé à l’unité des soins intensifs. Son état de santé a depuis connu une évolution favorable. Il a quitté les soins intensifs pour être transféré dans une chambre normale et son état est désormais jugé stable. La police n’a toutefois pas encore consigné sa déposition. 

Les enquêteurs attendent que son état de santé s’améliore suffisamment et que les médecins donnent leur feu vert avant de pouvoir recueillir sa version des faits. Son récit sera particulièrement attendu. En tant que pilote et survivant du crash, Shivraj Poonie pourrait fournir des indications sur le comportement de l’appareil, les éventuelles difficultés rencontrées en vol et les secondes ayant précédé l’impact avec la mer.

Le passager de l’hydravion, Dominik Potepski, un ressortissant polonais de 21 ans, n’avait malheureusement pas survécu à l’accident. En vacances dans l’île, le jeune homme séjournait dans un hôtel de la côte ouest. L’autopsie pratiquée après le drame avait conclu que son décès était dû à une asphyxie par noyade.

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