À la suite d’un article de presse faisant état de son intervention médicale dans un hôpital public, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a apporté des précisions sur les circonstances de sa prise en charge.
Le ministre confirme avoir subi une intervention chirurgicale à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Il explique être suivi depuis une dizaine d’années par un médecin privé, qui l’avait également opéré par le passé et qui connaît donc bien ses antécédents ainsi que son dossier médical.
C’est dans ce contexte que le médecin traitant de l’hôpital avait invité son médecin privé à être présent lors de l’intervention, à titre d’observateur uniquement. Selon Anil Bachoo, cette présence visait notamment à assurer une continuité dans son suivi médical.
Le ministre précise que les dispositions nécessaires avaient été prises auprès du ministère et que les procédures applicables avaient été respectées.
Il tient surtout à faire une distinction claire : l’intervention chirurgicale elle-même a été réalisée par le chirurgien de l’hôpital public. Son médecin privé n’a pas effectué l’intervention et était présent uniquement comme observateur.
Une possibilité qui n’est pas réservée aux ministres
Anil Bachoo insiste sur le fait que cette possibilité ne constitue pas un privilège lié à sa fonction de ministre.
Selon lui, lorsqu’un patient est suivi depuis longtemps par un médecin privé qui possède une connaissance approfondie de ses antécédents, ce patient peut lui aussi demander que son médecin soit présent, sous réserve des procédures établies et des circonstances cliniques.
« Tout patient peut faire une telle demande », fait comprendre le ministre.
La demande doit toutefois être examinée et acceptée conformément aux règles en vigueur. Si le médecin privé concerné est disposé à assister à l’intervention, les autorités hospitalières prennent en considération la demande en fonction du contexte médical du patient et des nécessités cliniques.
Le même principe, souligne Anil Bachoo, devrait ainsi s’appliquer à toute personne se trouvant dans une situation comparable.
« Une continuité dans le suivi »
Pour le ministre, la présence de son médecin privé répondait avant tout à une logique de continuité des soins. Suivi par ce praticien depuis environ dix ans, il estime que sa connaissance de son historique médical pouvait être utile dans le cadre de sa prise en charge.
Il rejette ainsi toute interprétation selon laquelle son statut aurait permis un traitement particulier au sein de l’hôpital public.
Anil Bachoo réaffirme par ailleurs sa confiance dans le service public de santé, dans ses médecins et dans l’ensemble du personnel hospitalier.
Il rappelle que c’est précisément cette confiance qui l’a conduit à choisir de se faire soigner et opérer dans un établissement public.

