« La sécurité maritime est l’affaire de tous », a déclaré le ministre Arvin Boolell, lors de l’ouverture de la 8e Réunion de Haut Niveau sur la mise en œuvre de l’Amendement de Djeddah au Code de Conduite de Djibouti (DCoC/JA), un forum majeur pour la sécurité maritime régionale. L’événement se tient jusqu’au 14 novembre au Hilton Mauritius Resort & Spa et rassemble des représentants de haut niveau du Western Indian Ocean et du Golfe d’Aden.
Des centaines de délégués participent à cette réunion, incluant des représentants de l’Organisation Maritime Internationale, de l’UE et de la Commission de l’océan Indien.
Maurice, acteur stratégique de la sécurité maritime
Le ministre Arvin Boolell a rappelé l’importance d’explorer et d’exploiter durablement les ressources marines, tout en assurant une surveillance efficace de la vaste Zone Économique Exclusive mauricienne. Il a souligné la vision du gouvernement pour consolider la position de Maurice en tant que Large Ocean State, et a appelé à l’élaboration d’une feuille de route régionale et d’un cadre juridique pour renforcer la sécurité maritime et la durabilité.
Le Junior minister Fabrice David a ajouté que la sécurité maritime est une responsabilité partagée, et a insisté sur le rôle de Maurice comme pont entre l’Afrique, l’océan Indien et le monde, favorisant dialogue et coopération pour protéger le patrimoine maritime régional.
Le soutien de l’Union européenne
L’ambassadeur Oskar Benedikt a réaffirmé l’appui de l’UE aux initiatives de sécurité maritime à travers plusieurs projets, dont Safe Seas Africa, le Port Security Project et le Regional Programme for Maritime Security in the Red Sea Area, avec plus de 80 millions d’euros investis annuellement dans la région.
Le Code de Conduite de Djibouti et l’Amendement de Djeddah
Lancé en 2009 pour contrer la piraterie au large de la Somalie, le DCoC a été élargi avec l’Amendement de Djeddah en 2017 pour couvrir d’autres crimes maritimes transnationaux, tels que la traite d’êtres humains, la contrebande, la pêche illégale et les violations environnementales.
Maurice, membre depuis 2010, reste un acteur clé dans le cadre du DCoC/JA, promouvant l’alignement des stratégies, le soutien mutuel et le renforcement des capacités régionales à travers formations, exercices conjoints et partage d’informations.

