L’ancienne présidente de la République rejette les allégations formulées sur les réseaux sociaux par Raouf Khodabaccus et affirme avoir financé personnellement ses dépenses liées à sa résidence et rappelle que sa pension est régie par la loi, au même titre que celles des anciens présidents et vice-présidents.
Elle précise : « J’ai fait mettre une sentry box et effectué des rénovations à mes propres frais. » Elle ajoute qu’il y a deux ans, elle a également installé des générateurs à son domicile sur ses propres fonds.
Répondant également aux remarques concernant sa pension, Ameenah Gurib-Fakim rappelle que celle-ci est accordée conformément aux dispositions légales en vigueur à Maurice. « Je bénéficie, selon la loi de ce pays, du même traitement que tous les anciens présidents, les veuves d’anciens présidents, les anciens vice-présidents, entre autres », souligne-t-elle.
L’ancienne cheffe de l’État ajoute qu’elle est également contribuable : « Je paie aussi des impôts… donc je contribue peut-être moi-même à ma propre pension ? Une simple réflexion », écrit-elle sur sa page Facebook.
Cette réaction intervient après les déclarations de Raouf Khodabaccus sur les réseaux sociaux. Ce dernier a formulé des allégations concernant des travaux effectués à la résidence privée du président de la République, Dharam Gokhool passant de Rs 17 millions à Rs 20 millions. Dans ses déclarations, il a aussi fait référence à ce genre d’aménagements effectués chez les anciens titulaires de ce poste, en mentionnant notamment le cas de l’ancienne présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim.
À savoir, qu’a la suite de ces déclarations, le ministre des Infrastructures nationales, Ajay Gunness, a saisi la police. Il s’est rendu aux Casernes centrales dans la soirée du mardi 28 juillet afin de consigner une déposition contre l’activiste Raouf Khodabaccus.
Le ministre dénonce des propos qu’il qualifie de « diffamation criminelle » et affirme ne pas accepter que son image et sa réputation soient ternies. Ajay Gunness soutient qu’il s’agit d’« allégations graves et fausses » et entend désormais laisser les autorités compétentes donner suite à cette affaire.

