Jonathan Virasamy : de l’enfant timide à la voix qui inspire

ByRédaction

September 14, 2026

Timide et victime de bullying à l’école, Jonathan Virasamy avait longtemps appris à se faire discret. À 42 ans, c’est pourtant sa voix qui l’a conduit à faire carrière. Formateur depuis 21 ans, animateur radio et d’événements, il passe aujourd’hui une grande partie de son temps à parler, transmettre et convaincre. Un parcours qui ne raconte pas seulement une réussite, mais une véritable reconquête de soi

À 42 ans, Jonathan Virasamy partage son temps entre l’animation, la formation, la communication et les événements. Toujours en mouvement, toujours dans l’échange, il est parfaitement à l’aise lorsqu’il faut parler, convaincre, présenter ou captiver un public.

Pourtant, lorsqu’il évoque son enfance, le contraste est saisissant. Jonathan était un enfant extrêmement timide. À l’école, il manquait de confiance en lui et le bullying n’a fait que renforcer cette tendance à se renfermer. « J’étais très timide à l’école. Je manquais de confiance en moi », confie-t-il.

Son univers était alors relativement limité : l’école, les leçons et la maison. Mais dès l’âge de 7 ans, une passion allait lui offrir un espace d’expression : la musique. Il commence le piano et apprend également le violon et la guitare. À 18 ans, alors qu’il entamait son HSC, il jouait le soir du piano dans un hôtel. La musique devient ainsi une première manière de communiquer sans forcément avoir besoin de beaucoup parler.

« Je ne parlais même pas bien le français »

A l’âge de 20 ans. Il rejoint le secteur des centres d’appels. Un nouveau défi l’attend : la langue française. « Je ne parlais pas bien français lorsque j’ai commencé. Le centre d’appels m’a beaucoup aidé à m’améliorer », raconte-t-il.

Il apprend rapidement, progresse et découvre surtout qu’il possède une aptitude particulière pour transmettre son savoir. Lors d’un entretien pour un poste de superviseur, une proposition inattendue lui est faite : pourquoi ne pas devenir formateur ? Il accepte. Il ne le sait pas encore, mais cette décision va déterminer une grande partie de sa vie professionnelle.

21 ans consacrés à la formation

Depuis cette première expérience, Jonathan a consacré 21 années à la formation. Un métier qu’il considère comme un véritable métier de cœur. Son domaine de prédilection : la communication et la vente, notamment le télémarketing. Il s’intéresse à la phonétique, à la linguistique, aux techniques de vente et surtout à la manière dont les mots peuvent être utilisés pour créer une véritable connexion. Au fil des années, il a formé plus de 12 600 personnes.

Derrière ce chiffre impressionnant, il y a surtout des rencontres. Certaines reviennent parfois dans sa vie de manière inattendue. Il se souvient notamment d’un ancien participant qu’il a retrouvé des années plus tard. Lors d’un contrôle de police, le policier le reconnaît. « Il m’a dit : “Souvenez-vous de moi… grâce à vous et à vos efforts, je suis là”. Ce sont des moments qui vous font réaliser que ce que vous avez transmis a compté pour quelqu’un. »

Puis est venue la radio

Mais Jonathan ne voulait pas s’arrêter à la formation. Il avait un autre rêve : devenir animateur radio. Après deux tentatives dans une radio privée, il est retenu à la radio nationale. L’expérience va lui permettre de franchir une nouvelle étape.

Pendant plusieurs années, il apprend à évoluer dans un univers où il faut improviser, interagir avec le public et trouver les bons mots en quelques secondes. Aujourd’hui, il est animateur radio commercial et anime également de nombreux événements, notamment des réceptions et des mariages. Pour lui, la combinaison entre la formation et l’animation est une véritable richesse. « Tout passe par la communication », insiste-t-il.

De la timidité à la confiance

Son parcours professionnel lui a surtout permis de comprendre que la communication n’est pas seulement une compétence professionnelle. Elle participe aussi à la construction de soi. L’enfant qui avait du mal à prendre la parole est devenu celui qui aide aujourd’hui les autres à trouver leur voix.

Jonathan estime d’ailleurs que la communication devrait avoir une place beaucoup plus importante à l’école. Les jeunes doivent, selon lui, apprendre très tôt à se connaître, à comprendre leurs limites et leurs forces, mais aussi à savoir comment s’exprimer. « Une bonne chose peut être mal comprise si on ne sait pas comment la dire. Il faut savoir quoi dire, mais surtout comment le dire. »

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